Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
523
JPEG-Download
 

DE IA LANGUE LATINE.

523

tous ici devant les juges (inliciutn visite).

Le consul dit : Calpurnius, convoque tousles Romains (voca ad conventionem ), etc.

Ensuite le consul dit aux soldats : Je vousordonne de vous rendre au lieu où s'assemblentles centuries.

89. Prœco et accensussoat employés indistinc-tement pour désigner le héraut, parce que, demême que l’officier public appelé prœco, celuiqu’on appelle accensus convoquait le peuple,acciebat, d’où accensus. Cette étymologie estconfirmée par le vers suivant de la comédie in-titulée Bœotia, qu’on attribue à Aquilius : Dèsque le héraut ( accensus ) eut annoncé l’heurede midi. Coseonius dit aussi, en parlant des ac-tions judiciaires, que le préteur a coutume d’or-donner au héraut, appelé accensus, d’annoncerla troisième heure, ainsi que celle de midi et laneuvième.

90. Un héraut était envoyé autour des murs[circum muros ), pour inviter le peuple àse rendredans un lieu, d’où il pût lui signifier l'ordre decomparaître, non-seulement devant les consulset les censeurs, mais encore devant les questeurs.C’est ce qu’indique un ancien acte de poursuitecriminelle rédigé par le questeur M. Sergius Ma-nus le lils, accusateur de Trogus, et dans le-quel on lit :

91. Va prendre les auspices dans le temple,pour les communiquer au préleur ou au consul.

Que le crieurpublic se rende surles murs, etsomme l’accusé de comparaître devant toi.

Que le héraut sonne du cor à la porte de lamaison de l'accusé et dans la citadelle.

« C. Calpurni, Cos. dicit, voca ad conventionem« onines Quintes hue ad me.

« Accensus dicit sic : Onines Qnirites, ite ad conventio-« nem hue ad judices.

« Dcin consul eloquitur ad exercitum : Impero qua con-« venit ad comilia centuriata.i »

89. Quare hic accenso, illic prœconi dicit hæc, estcausa : in aliquot rebus item ut præco, accensus accie-bat , a quo accensus quoque dictus. Accensum solitumciere, Bœotia ostendit, quam comœdiam Aquilii esse di-cunt, hoc versu :

übi primum accensus clamarat meridicm.

Hoc idem Coseonius in artionibus scribit, praetorem ac-censum solitum esse juhere, ubi ei videbatur horam essetertiam, inclamare horam tertiam esse, itemque méri-dien! et horam nonam.

90. Circum mccros mitti solitus quomodo inliceret

populum in eum locuin, unde vocare posset ad contio-nem, non solurn ad consules et censores, sed etiam quæs-tores, commenlariuin indicat vêtus ancpiisitionis M. Ser-gii Mani lilii quæstoris, qui capitis accusavit Trogum ; j nqua sic est : I

91. « Auspicio orando sede in templo auspicii, dumn aut ad praetorem aut ad consnlem mitlas auspicium« oetilnm.

Dis à mon collègue de convoquer le peupledu haut de la tribune et d’ordonner aux ban-quiers de fermer leurs boutiques. Que les séna-teurs te commettent pour rechercher et fairecomparaître l’accusé. Que les magistrats dé-crètent que les consuls, les préteurs, les tri-buns du peuple et tes collègues, se rassemblent,à ta voix, clans le temple, et que, après lesavoir congédiés, tu convoques l'assemblée dupeuple.

92. A la fin du même acte d’accusation, onlit : Que les hérauts, chargés par les censeursde convoquer les centuries au son de la trom-pette, aient soin que, le jour des comices, latrompette donne le signal dans la citadelle etautour des murs, ainsi qu’à la porte de lamaison de l’accusé T. Quintus Trogus, afinqu’il ait à comparaître, à l'aube du jour, dansle champ de Mars.

93. Il résulte évidemment de ce qui se pas-sait entre l’envoi du héraut autour des murs(circum muros) et la convocation de l’assembléepublique, que ces deux actes n’avaient pas lieudans un temps continu. Quant à l’assemblée descomices, elle est alors convoquée, parce que lequesteur ne peut autrement réunir l’armée ur-baine: ce que peuvent faire, aucontraire, le cen-seur, le consul, le dictateur et le magistrat tem-poraire ( interrex ) ; et cela, parce que le censeurfait décréter, dans l’assemblée des centuries,la formation d’une armée quinquennale, à l’é-poque du renouvellement du lustre ; et quantau dictateur et au consul de l’année, parce qu’ilspeuvent commander l’armée partout où elle va :

« Commeet tum præco, reum eocet ad le, et eum den mœris vocet præco : id imperare oportet.

« Cornicinem ad privali januarn et in Arcem miltas,n ubi canal.

n Collegam roges.ut comitiaedicatde Rostris, etarger.-« tarii labernas occludant.

n Patres censeant exquiras, et adesse jubeas. Magislra-n tus censeant exquiras, consules, praelores tribunosquen plebis collegasque tuos, et in templo adesse jubeas om-it nés, ac cnm mittas, contionem advoces. »

92. In eodem commentario anquisitionis ad extremmr.scriptum caput edicti hoc est :

„ Item quod attingat qui de censoribns classicum adn comitia centuriata redemplum habent, uti curent eon die quo die comitia erunt, in Arce classicus canal tum«citcumque mœros, et ante privati hnjusce T. Quinti« Trogi scelerosi hostium eanat, et ut in Campo cum« primo luci assit. »

g3. Et inter id, quom circum muros mittitur et cumcontioadvocatur, interesse tempusapparetex iis quæinter-ea lieri scriptum est. 1 Sed ad comitia tum vocalur popnlusideo quod alia de causa hic magistratus non polest exerci-lum urbanum convocare; eensor, consul, dictator, in-terrex potest, quod eensor exercitum cenluriato consti-tuit quitlqucnnalem, quom lustrare et in urbem ad vexil-lum dncere debet; dictator et consul in singulos annos,