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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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DE LA LANGUE LATINE. LIV. VII.

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borgne), de oculus (œil), comme qui dirait odes.On lit, en effet, dans le Curculio : Tu es sansdoute de la famille des Godes , car les coclèsn’ont quun œil (unoculi).

72. Je passe aux mots relatifs aux temps. Onlit dans Cassius : Nocle intempesta , etc. Tn-tempeslus (inopportun pour agir), de tempestas,qui dérive de tempus (temps).

73. Quidnoctis, etc : Ouest en ce moment lechar de la nuit ? Le Timon (constellation) entrai-ne les étoiles dans les hauteurs duciel. Le poètea voulu désigner une heure avancée de la nuit;mais pourquoi la constellation dont il parle est-elle appelée Temo? C’est ce que je ne saurais direprécisément. Je suppose qu'anciennement lesgensde la campagne ont remarqué particuli èrement cer-taines constellations, qui leur paraissaient propresà déterminer le temps de la cultureou de tout au-tre travail champêtre.— 74. Ce qui me confirmedans cette opinion, c’est qu’Homère et les Grecsappellent "Attalia (le Chariot) la constellation bo-réale, qui se compose de sept étoiles, et Bom-n-,;(le Bouvier), la constellation voisine; et que lesLatins appellent loves (bœufs), temo (timon) etaxis (axe), les différentes parties de la constella-tion que les Grecs nomment le Ghariot. Les la-boureurs appellent encore aujourd’hui trionesles bœufs employés au labour; et de même ‘va-lentes glebarii désignent les bœufs robustes quilabourent facilement la glèbe. Ainsi triones, con-traction de terriones, dérivé de terra (terre),désigne en général les bœufs de labour. — 75. Te-mo (timon) dérive de tenere, parce que le timon

Decem Coclites, ques montibus summis

Rhipæis fodere;

ab oculo Codes ut odes dictas, qui unum liaberel ocu-Iiiin ; quocirca in Curculione est :

De Coclitum prosapia te esse arbilror;

Nam bi sunt unoculi.

72, Nunc de temporibus dicani. Quod est apud Cas-sium :

Nocte intempesta nostram devenitdomum;nox intempesta dicta ab tempestate; tempestas ablempore ; nox intempesta quo tempore niliil agitai'.

73 . Quid noclis videlur in altisono

Cæli clipeo ? Temo superatStellas sublime etiam cogensAlque etiam noclis iteS*.

Hic inultam noclem oslendere volt a femonis motu ■ sedtemo uiide et cur dicatnr, latet. Arbitrer antiqnos rusli-cos primum notasse qnædam in eaelo signa quæ præteralia erant insignia, atque ad aliquem usmn, ni ciilturætempus designandum, convenire animadvertebantur. —

74. Ejus signa sunt, ipiod lias septem stellas Grseci, utHumérus, vocaut "Ap.a£av, et propinquum ejussiguum,•t'xi'triv; nostri eas septem stellas, boves et temonem, etl’rope eas axent. Triones enim boves appellantui abubulcistdiani nunc maxume quoin ara/it terrain; e quis ut dictiVl }lentcs glebarii qui facile prosciiidunt glelias, sic oin-ms ijui terrain arabant, a terra terriones, unde trionesut dicerentnr E detrito. — 75. Temo dictas a teucudo ; is

soutient le joug. Plaustrum (chariot) désigné,par synecdoche, la constellation entière, qui 'doitpeut-être aussi le nom de triones à sa formetriangulaire.

76. Ajax, quod lumen, jubarne, etc. Jubar(étoile du matin, appelée Lücifer) dérive de jubafermière du lion), parce que sa lumière est rayon-nante. Son lever annonce la fin de la nuit ; cequi a fait dire à PaCuvius : Au lever de Lucifer,a l’heure où la nuit achève sa carrière.

77. On lit dans le Parasite paresseux dePlaute : Inde hic... crepusculo. Grepusculum(crépuscule), motsabïn, qni désigne le momentoù l’on doute s’il fait jour ou s’il fait nuit : cequi a fait dire au même poète, dans le ’Ûonàaïiùs :Tam crepusculo, etc. Delà encore res creperœ(choses douteuses.)

78. Dans le Trinummtts : Concubium sitnoctis, été. Concubium (temps le plus calme dela nuit), de coitcùbare (être couché.)

79. Dans YAsinaria : Videbitur.. hue conti-cinio. Conticinium (le temps le plus silencieuxde la nuit) vient probablement de conticiscere(garder uh silence général), ou, suivant Opiliüs,de conticere, conticui, verbe synonyme.

80. Je vais maintenant m‘océuper des motsqui désignent ce qui se dit ou se fait à dé cer-taines époques du temps.

On lit dans Acciüs : Reciproca tendens, etc.Reciprocus (qui retourne au lieu d’où il est venu?dérive de recipere (reprendre), ou de procare,qui a le sens de poscere (demander).

81. Dans Plaute : Ut transversus, nonpro-

enim continet jugum. Et plaustrum appellation, a partetotum, ut mutta. Possimt triones dicti septem, quoditasitæ stellæ, ut ternæ trigona faciant.

75. Ajax , quod lumen, jubarue in cælo cemoîJubar dicitnr stellX, Lucifer quæ in summo, quod liabetlimien difliisum, ut leo in capite jubam. Hujtts ortuisignilicat circiter esse extrenam noctem ; itaqne ait Pa-cuvius :

Exorto jubare, noetis decurso itinere.

77. Apud Plautumin Parasito Pigro :

Inde hic bene potus primo crepusculo-,crepusculum ab Sabmis, quod id dubium tempus noctisan diei sit. Itaque in Condaiio est:

Tam crepusculo, fere ut amant, lampades accendite.Ideo du ilia; res creperœ dictæ.

78. In Trinunimo :

Concubium sit noctis priusquam ad postfemum pervenerie ;concubium a concubitu dormiendi causa dictum.

79. In Asinaria :

Videbitur, factum volo; at redito hue conticinio;putem a conticiscendo conticinium , sive, ut Gpilius scri-bit , ab eo qnom conticumint iiomines.

8ü. Nunc de bis rébus, qnæ adsignilicant aliquod tem-pus , quoin dicuntur aut (iiint, dicam.

Apud Accium :

Reciproca tendes nervo equino concita

Tela;