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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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VARRON.

sens de mansuetus (apprivoisé), dans le Na-gidd; consponsus (garant des fiançailles), dansle Romulus; prœbia (amulette qu’on suspend aucou des enfants], d eprœbere (donner), dans leStigmatias ; conficlant ( composer), de confictus(participe de confingere ), dans le Technicus. —108. Prœlucidum (très-brillant), de lux (lu-mière), dans la Tarentilla ; exbolas (traits), dumot grec IxëoW), dans la pièce intitulée Tunicu-laria ; sarrare, de serare (ouvrir) : d’où sera(verrou). —109. Mais comme je crains d’encourirplutôt le reproche d’avoir poussé trop loin cetteénumération, que celui d’avoir omis certainsmots, je crois devoir plutôt restreindre ce livre,que m’attacher à l’étendre davantage. Qui a ja-mais blâmé le moissonneur d’avoir laissé quel-ques épis à glaner après lui?

J’ai entrepris, comme je vous l’ai dit, d’expo-ser en six livres l’origine des mots latins. De cessix livres, j’ai adressé les trois premiers à Septi-mius, qui fut questeur sous moi, et à vous les troissuivants, dont celui-ci est le troisième. Dans lesuns j’ai traité des lois de l’origine des mots, etdans les autres de leurs origines proprement di-tes : examinant dans ceux-là ce qui a été dit contre,ce qui a été dit pour, et ce qui a été dit sur l’étymo-logie; et dans ceux que je vous ai adressés : i° lesorigines des mots qui désignent les lieux, et leschoses qui sont dans les lieux ; 2° les origines des

a capræfronte; in Demetrio :

Persibus,

. a perite, itaque sub boc glossema callide subscribunt ; inLampadione :

Protinam ,

a protinus , continuitatem significans ; in Nagidone :

Cluc idalus,

suavis, tametsi a magistris accepimus mansuetuni : in Ro-mulo :

Consponsus,

contra sponsum rogatus ; in Stigmatia :

Prœbia,

a præbendo ut ait tutus, quod sint remédia in collo pue-ris; in Technico :

Conflctant,

aconfictoconvenire dictura. — 108. in Tarentilla :Prœlucidum,

ab luce illustre; in Tunicularia :

Exbolas quassant,

aulas quæ eiciuntur, a Græco verbo èx|3oX^ dictum ; mbcllo Punico :

Nec satis sarrare ,

ab serare dictum, id est aperire; hinc etiam sera, quaremota fores panduutur.

109. Sed quod vereor ne plures sint futuri, qui de hocgénéré me, quod nimium multa rescripserim, reprehen-dant, quam quod reliquerim quædam, accusent; ideo po-tius jam reprimendum quam procudendum puto esse vo-lumen. Nemo reprehensus qui e segete ad spicilegium re-liquit stipulam.

Quare institulis sex libris, quemadmodum rebus La-tina nomina essent imposita ad usum nostrum; e quis

mots qui désignent les temps, et les choses quise font dans les temps; 3° les origines des motsemployés par les poètes, comme je l’avais faitdans les deux livres précédents pour ceux du lan-gage prosaïque. Je me propose donc d’acheverde parcourir le cercle que je me suis tracé dansl’étude de la langue latine, et qui embrasse troisparties : t° les origines des mots ; 2° les décli-naisons ; 3° la syntaxe. Or, j’ai terminé ce quiregarde la première , et je passe à la seconde ,c’est-à-dire aux déclinaisons.

LIVRE VIII.

1. J’ai dit, dans les livres précédents , qu’ily avait lieu d’étudier dans les mots, 1 ° Vétymo-logie ; 2° la déclinaison ; 3° la syn taxe. Ayantachevé ce qui regarde l’étymologie , je vais m’oc-cuper de la seconde partie, c’est-à-dire des dé-clinaisons , qui sont des modifications secondai-res de la forme primordiale des mots. Ainsihomo (homme) fait hominis (de l’homme).Dans le premier cas, le mot est direct ( rectum) ;et dans le second, oblique (obliquum). — 2.Dans cette cause de la variété infinie des motsj’aurai à considérer, 1 ° la raison des déclinai-sons; 2° leurs différentes formes; 3° leur origine.Je parcourrai rapidement ce qui regarde les deux

' très scripsi Scptumio qui mihi fuit quanstor, tris libi quo-rum lue est tertius; priores de disciplina verborum origi-nis, posteriores de verborum originibus : in illis qui antesunt, in primo volumine est, quæ dicantur, quor érupoXo-yixri neque ars sit, neque ea utilis sit; in secundo quæsint, quor et ars ea sit et utilis sit ; in tertio quæ formaetymologiæ. In secundis tribus quos ad te misi, itemgeneratim discretis, primum, in quo sunt origines verbo-rum locorum et earum rerum quæ in locis esse soient :secundum, quibus vocabulis tempora sint notata et eæ resquæ in temporibus fiunt : tertius hic, in quo apoetisitemsumpta ut ilia, quæ dixi in duobus libris soluta oralione.Quocirca quoniam omnis operis de lingua Lalina tris feciparteis, primo quemadmodum vocabula imposita essentrébus ; secundo quemadmodum ea in casus declinarentur;tertio quemadmodum conjungerentur : prima parte per-petrata, ut secundam ordiri possim, liuic libro facianifmem.

LIBER OCTAVUS.

1. Quom oratio natura tripartita esset, ut superioribuslibrisostendi, quojus prima pars, quemadmodum voca-bula rebus essent imÇosila ; secunda, quo pacto de bis de-clinata in discrimina ierunt; tertia, ut ea inter se rationeconjuncta sententiam efferant : prima parte exposita, desecunda incipiam hinc ; ut propago omnis natura secunda,quod priusillud rectum, unde ea sit declinata; itaquedeclinaturin verbis rectum homo; obliquum hominis,quod declinatuma recto.— 2. De hujusce multiptici naturadiscriminurn rationes sunt hæ : quor et quo, et rpiemad-modum in loquendo declinata sunt verba. De quibus du-