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DK LA LANGUE LATINE, LIV. VIII.
enfant,et l’autre un vieillard ; celni-cï un hommeLiane, celui-là un Éthiopien. Si la similitude doitaffecter et la forme et lu signification du mot, onmira de la peine à trouver un exemple de cettedouble analogie. Ainsi Perpenna et Alphena neIn renferment pas; car Perpenna est un nomd'homme, et Alphena un nom de femme. Donc,puisqu’ils ne peuvent montrer en quoi consiste lasimilitude, en affirmant que les analogies exis-tent, ils mentent évidemment. — 42. Us igno-rent également, commeje l’ai déjà dit, à quoi sereconnaît la similitude,et ils sont convaincus deleur ignorance par eux-mémes ; car ils enseignentque la similitude ou la dissimilitude des cas di-rects s’observe en passant du nominatif au voca-tif. Ce raisonnement est de la force de celui d’unhomme qui, en voyant deux jumeaux, diraitqu’il ne peut juger s’ils se ressemblent ou non,tant qu’il n’a pas vu ceux dont ils sont nés. —
43. Or, pour juger si deux choses que l'on com-pare sont plus ou moins semblables, il n’est pasnécessaire de chercher ailleurs un point de com-paraison. Donc, puisqu’ils ignorent à quoi lasimilitude se reconnaît, ils sont incompétents surcette matière. J’aurais traité ce point avec plusde clarté, si, ayant à y revenir ultérieurement,je n’eusse voulu avant tout être bref. Il me suf-fit donc d’avoir touché ce qui regarde la naturegénérale des mots.
44. Je passe aux différentes parties de l’o-raison; et comme les grammairiens en distin-guent un plus ou moins grand nombre, j’adop-terai la division la plus usuelle. L’oraison se di-vise naturellement en quatre sortes de mots :
ceux qui ont des cas, ceux qui ont des temps, peuxqui n’ont ni cas ni temps , et enfin ceux qui ontà la fois des cas et des temps. On appelle ces dif-férents mots appellatifs, comme Nestor, homo( homme) ; indicatifs , comme scribo (j’écris),lego (je lis); adnùniculatifs , comme docte(savamment), commode (convenablement);conjonctifs , comme et, que.
45. Les mots appellatifs sont de quatre espèces:provocables , comme qui, quæ ; vocables, commescutum (bouclier), gladius ( glaive); noms ,comme Romulus, Remus; pronoms, commehic, hœc (celui-ci, celle-ci ). Les vocables et lesnoms sont aussi appelés nomiuats, et les deuxautres especes, articles. Les premiers sont indé-finis; les seconds, quasi-indéfinis; les troisièmes,quasi-définis; et les derniers, définis. —46. Cha-cune de ces espèces de mots se subdivise encoreen trois parties relatives au genre, au nombreet au cas. Le genre est masculin, féminin ouneutre, comme doctus , docta, doctum; lenombre est au singulier ou pluriel, commehic, ht; hœc, hœ; le cas est, ou direct, commeMarcus ; ou oblique , comme Marco; ou corn-mun, comme Jovis.
47. Considérez maintenant chaque partie del’oraison isolément, et vous verres que partoutles traces de l’analogie sont interrompues. Ainsielle nous présente comme, principe la triple formedu genre: liumanus, humana, humanum;puis, nous rencontrons des mots qui ne compor-tent que les deux premières formes, commece/ - -vus , cerva ; et enfin des mots qui n’en compor-tent qu’une, comme aper, etc. L’analogie ne se
tur, debet esse silnile, Diana et Theona quos dicunt essepæne ipsi gemiuos, inveniunUir esse dissimiles, si allererit puer, aller senex, aut unes albus, aller Æthiops ; itemaiiqua re alia dissiinile. Sin ex utraque parte debet ver-buin esse simile, non cito invenietur quin in altéra utrare claudicel ; sec Perpenna et Alphena erit simile : quodalterum nomcn virum, alterum mtilierem significat. Quarequoniam, ubi similitude esse debeat, nequeunt ostendere,impudentes sunt qui dicunt esse analogias. — 42. Allerumillud quod dixi, quemadmodum simile spectari oporleret,ignorare apparet ex eorum præcepto, quod dicunt, quomtransierit e nominandi casibus in eos quos appellant vo-candi, tum denique posse dici rectos esse similis aut dis-similis; essel enim, ut 6i quis Menæcbmos gemiuos quomvideat, dicat non posse judicare similesne sint, ni si quiex bis sint nati, considérant, mini discrepent inter se.— 43. Piibil inquam, quo magis minusve sil simile, quodconféras cum altero, ad judicandum exlrinsecus oportet«nmi. Quare cum ignorent, quemadmodum similitudo de-beat sumi, de analagia dicerc non possnnt. Hœc apertiusdixissem iiiei hrevius eo mine mallem, quod infra suntplanius usurpanda. Quare quod ad universam noluramverborum atlinet, lia'c attigisse modo salis est.
44. Quod ad parlis singulas orationis, de inceps dicam ;qnojus quoniam sunt diyisiones plures , uunc ponam po-
tissimnm jain qua dividitur. Oralio sccanda ut imtura inquatluor parlis : in eam, quæ babel casus ; et quæ babettempora; et quæ babet neutrum; et in qua est ulrumque.lias vocant quidam appellandi, dicendi, adminiciiiandi,jungendi. Appellandi dicitur, ul homo et Nestor : dicendi,ut scribo et lego : jungendi, ut et et que ; admiiiiculandi,ut docte et commode.
45. Appellandi partes sunt quatluor, e quis dicta a qui-busdam provocabula, quæ sunt ut quis, quæ : voca-bula, ut scutum, gladium : nomina, ut Romulus, Re-mus : pronomina, ut hic, hœc. Duo media dicunlur no-minalus : prima et extrema arliculi. Primum genus estinfinitnm, seenndum ut infmitum, tertium v.t rffinitnm,quarlum finition__ 46. Hœc singulalim triplicia esse dé-
lient quoad sexuni, mullitudineni, casiim. Sexum, utrumvirile an muliebre an neutrum sit, ut doctus, docta,doctum. Mullitudineni, unum an plnra significet, ut hin,ht, hœc, hœ. Casum, utrum recto sit, ut Marcus; anobliquo, ut Marco; an commune, ut Jovis.
47. His discretis partibus singulas perspice, quo faci-lius nusquam esse analogias quas sequi debeamns, vi-deas. Nempe esse oportebat vocis formas ternas, ut inboc, humanus, humana, humanum ; sed habcntquæ-dam binas, lit cernas, cerva; quædam singulas, ut aper,et sic milita. Non ergo est in liujuscemodi gencribus ana-
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