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VARRON.
retrouve donc pas ici. — 48. Dans le nombre,pater et patres , par exemple, nous offrent laduplicité comme une règle générale ; mais cicer( pois ), siser ( chervis ), et beaucoup d’autres,n’ont point de pluriel; salince (salines ), balneœ(bains), etc., n’ont point de singulier. Récipro-quement, balneum, usité au singulier, ne l’estpoint au pluriel. Ce mot, qui est de la mêmeclasse que prœdium , devrait faire, au pluriel,balnea, comme prœdmm fait prœdia ; et cepen-dant cela n’a pas lieu. Donc, l’analogie manqueencore ici. — 49. Il y a des mots qui ont à la foisdes cas directs et obliques, comme Jumo, Juno-nis ; il y en a d’autres qui n’ont que le cas di-rect, comme Jupiter, Maspiter, et d’autres quin’ont que les cas obliques, comme Jovis, Jovem.L’analogie ne se retrouve pas non plus daus cesmots.
50. Recherchons-la encore dans les quatre es-pèces de mots que j'ai définies plus haut. D’abord,si l’analogie existait dans les articles indéfinis,de même que l’on dit guis, quem, guojus, ondevrait dire qua, quam , quajus; et de même quel’on dit guis, gui, on devrait dire qua, quœ. Uy a en effet un rapport naturel entre deœ bonœquœ sunt , et dea bona gua est , comme entrequem, guis et quos, gués; de sorte qu’on de-vrait dire gués hommes, au lieu de qui homines,que l’usage a consacré. — 51. De même que l’ondit fi, ei, au masculin, on devrait dire ea, eœ,au féminin, au lieu de ea, ei; de même encore,au lieu de iis pour les deux genres, on devraitdire iis pour le masculin, et eis pour le féminin ;enfin, puisqu’on dit is, ea, au nominatif, l’a-nalogie voudrait que le génitif féminin fût eajus ;et cependant on dit ejus non-seulement pour lemasculin et le féminin, mais encore pour le neu-
logia. — 48. Et in multitndine ut imum significat pater,plures patres : sic omnia debuerint esse bina. Sed et sin-gularia solum sunt multa, ut cicer, siser; nemo enimdi-cit cicera, sisera; et multitudinis sunt, ut salinœ, bal-neas; non cnim ab bis singulari specie dicitur salina etbalnea. Neque ab eoquod tlicunt balneum, iiabel imilti-tudinis consueludo; nam, quod est ut prædium, bal-neum , debuerint esseplura, utprædia, balnea, quod nonest : non est ergo in bis quoque analogia. — 49. Alia casushahent et rectos et obliques, alia rectos soium, alia modoobliquos. Habcnt utrosqne, ut Juno, Juonis : rectosmodo, ut Juppiter, Maspiter : obliquos solum, ut Jo-vis , Jovem; non ergo in-bis est analogia.
50. Nunc videamus ilia quadripartita. Primum si esselanalogia in infeineiteisarticulis: ut est quis, quem, quo-jus , sic diceretur qua , quam, quajus; et ut est a quisqui , sic diceretur qua, quæ : nam est proportione simile,ut deæ bonæ, q uæ sunt, sic dea bona qua est ; et ut estquem, quis :sic quos, ques. Quare quod nunc dicitur,qui homines,dici oportuit ques. — 5t. Præterea ut estabis ei - sic ab ea eap diceretur, quod nunc dicitur ei ; pro-nuntiaretur ut in iis viris, sic eis mulieribus; et ut est inrectis casibus is, ea, in ohliquis esset ejus, eajus. Nunc
tre : ejus viri, ejus mulieris, ejus pabuli, quoi-que le nominatif ait trois formes distinctes: is,ea, id. Je n’ai fait qu’effleurer cette partie, quiest très-épineuse, persuadé que les copistes la re-produiraient avec peu d’exactitude.
52. Je passe aux mots qui tiennent le plus de lanature indéfinie des articles, et qu’on appelle vo-cables, comme homo, equus. Ces mots sont sus-ceptibles de quatre sortes de déclinaisons : nomi-native, comme equile (écurie), de equus (cheval) ;casuelle, comme equus, equum ; aucjmentative,comme album (blanc), albius (plus blanc) ; di-minutive, comme cistula (petit panier), de cista.
— 53. La première espèce comprend les vocables,dont le nominatif dérive d’une des quatre partiesde l’oraison, comme balneator (baigneur), debalneœ (bains). Cette déclinaison a ordinairementtrois sources : ou un vocable, comme venator(chasseur), d’où venabulum (épieu) ; ou un nom,comme Tibur, d’où Tiburs (habitant de Tibur) ;ou un verbe, comme currere (courir), d’où cur-sor (coureur). L’analogie, comme vous allez levoir, n’a été observée dans aucun de ces mots.
— 54. D’abord, bien que de ovis (brebis) et desus (porc) on ait fait ovile (bergerie) et suite (toità porcs), on ne dit pas bovile par dérivation debos, bovis (bœuf). Bien que avis (oiseau) et ovisse ressemblent, on n’a point formé oviarium deovis, comme aviarium (volière) de avis, ni ré-ciproquement avile de avis, comme ovile deovis. De même, cubalio (action de se coucher) aproduit cubiculum (chambre à coucher); et se-diculum, dérivation naturelle de sessio (actionde s’asseoir), n’existe pas. — 55. Si l’analogies’étendait à toutes les déclinaisons, il s’ensuivraitque, de même que les boutiques où l’on vend duvin, de la craie, ou des parfums, s’appellent vi-
non modo in virili sicut in tnuliebri dicitur ejus, sedetiam in neutris articulis, ut ejus viri, ejus mulieris, ejuspabuli : cum discriminentur in rectis casibus is, ea, id.De hoc genere parcius attigi, quod librarios hæc spinosioraindiligentins elaturos putavi.
52. De nominatibus quæ acceduntproximead infinitamnaturam articulorum atque appellantur vocabula ut ho-mo, equos; eorum declinationum généra sunt quattuor :unum nominandi, ut ab equo equile : alterum casuale,ut ab equo equom : tertium augendi, ut ab albo, albius :quartum minuendi, ut a cista cistula. — 53. Primum ge-nus, ut dixi, id est, cum aliqua parte orationis declinatasunt recto casu vocabula, nt a balneis balneator. Hocfere triplices habet radices : quod et a vocabulo oritui, uta veuatore venabulum : et a nomme, ut a Tibure Tiburs :et a verbo, ut a currendo cursor. In nullo borum analo-
giam servari videbis_54. Primum cum dicaturul ab ove
et sue ovile et suite, sic a bove bovile non dicitur; etcum simile sit avis et ovis, neque dicitur ut ab ave avia-rium, ab ove oviarium, neque ut ab ove ovile, ab ave-avile; et cum debuerit esse, ut a cubatione cubiculum,sic a sessionesediculum, non est. —55. Quoniam tabernaubi venit vinum, a vino vinaria, a creta cretaria, ab