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DE LA LANGUE LATINE, LIV. IX.
vocables sont indéfinis et désignent des chosesgénérales, comme vir, mulier. Les noms déri-vent , ou d’autres noms, comme Ilium , de Ilus ;Ilia, de Ilium; ou de vocables, comme Albius,de albus (blanc); Atrius, de ater, atri (noir).Or, cette déclinaison n’a aucun rapport aveccelle de Roma, dérivée de Rornulus. —... 81 ...On devrait dire Perpernus, et non Perperna,dont la terminaison indique un nom féminin, demême qu’on dit Arvernus et Arverna, Percel-nus et Percelna. Que si l’on dit Marcus Per-pema , il faudrait dire, par analogie , LuciusÆlia et Quintus Mutia. Enfin, de même que l’ondit, par exemple, Rhodius, Andrius, pardérivation de Rhodos et Andros, pourquoi nedirait-on pas Cyzicius, au lieu de Cyzicenus?car... — 82... Athenæus est le nom d’un rhé-teur, quoique ce rhéteur ne soit pas d’Athènes,et ici l’analogie manque encore ; car, parmi lesnoms propres, les uns sont empruntés à la villenatale ; les autres n’ont pas cette origine ; les au-tres enfin sont empruntés à des villes qui n’ontpas vu naître ceux qui les portent. — 83. Dansles villes municipales, la plupart des affranchisdoivent leurs noms à celui de la ville où ils ontreçu la liberté, tandis que les esclaves des collè-ges et des temples, après leur affranchissement,empruntent leur nom nouveau à une autre cir-constance. De même qu’un affranchi de Faven-tia est appelé Faventius; un affranchi de Réate,Reatinus, on aurait dû appeler Romanus un af-franchi de Rome ; mais l’usage, qui ne tient pascompte de l’analogie, a fait appeler Romanen-
designent, ut vir, mulier. E quibus sunt alia nominaab nominibus, ut Ilium abllo, et Ilia ab Ilio : alia a vo-cabulo, ut ab albo Albius, ab atro Atrius. In neutrisservata est analogia; nam et cum sit a Bomulo lloma,proportione non est quod debuit esse.
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81.Perperni lîlia, non Perpernæ (Perperna
enimmulieris nomen) esse debuit etnataesse a Perperno,quod est ut Arvernus, Percelnus, Perpernus; Arverna,Percelna, Perperna. Quod si Marcus Perperna virile estnomen et analogia sequenda, Lucius Ælia et Quintus Mu-tia virilia nomina esse debebunt. Item quæ dicunt abRhodo, Andro, Cyxico, Rhodius, Andrius, Cyzicenus,simililer Cyzicius dici debebat, et sic civis unusquisque.Nam ut. . .
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82 . ... . Athenæus dicitur rhetor nomine, etsi non sitAtlieniensis, in hoc ipso analogia non est : quod alii no-mma habent aboppidis; alii aut non liabent, autnon ut' debent, habent. — 83. Habent plerique libertini a munici-pio nianumisii; in quo, ut societatum et fanorum servi,non servarunt proportione rationem. Et Romanorum li-berti debuerunt dici, ut a Faventia Faventinus, ab RealeReatinus, sic a Roma Romanus. At nominantur libertiniorti a publicis servis, Ronianenses, qui manumissi, antequam sub magistratum nomina, qui eos liberarint, suc-cedere cœperinl. — 84. Hinc quoque ilia nomina Lésas,
ses les affranchis, nés d’esclaves publics, quin’ont pas encore reçu le nom particulier que lemagistrat, qui les affranchit, doit leur imposer.— 84. De là les noms de Lésas, ÏJfenas , Cari-nas, Mœcenas , qui...
LIVRE IX.
1.... De ce nombre fut Cratès, célèbre gram-mairien, qui, s’appuyant de l’autorité du judi-cieux Chrysippe, à qui nous devons six livressur l’anomalie, attaqua Aristarque et l'analogie ;mais, comme ses écrits le font assez voir, il nedémêla pas l’intention de Chrysippe etd’Aristar-que. Le premier, en effet, dans son traité surl’anomalie, se propose de démontrer que sou-vent des mots dissemblables désignent des chosessemblables, et réciproquement, ce qui est vrai;et le second, dans son traité sur l’analogie, veutqu’on suive la dérivation des mots, autant quel’usage peut le permettre_2. Or, ceux qui veu-
lent que, dans le langage, on suive en partiel’usage, en partie l’analogie, ne doivent pas êtreaccusés d’inconséquence, parce que l’usage et l’a-nalogie ont plus d’affinité qu’on ne pense. — 3.L’analogie et l’anomalie sont nées, jusqu’à un cer-tain point, de l’usage. Or, l’usage ayant pourfondement ce double principe, il s’ensuit qu’on nedoit rejeter ni l’anomalie ni l’analogie. De ce quel’homme est composé d’une âme et d’un corps ,serait-il raisonnable d’induire que l’homme n’apoint d’âme? — 4. Mais, pour rendre mon expli-cation plus claire , et prévenir la confusion dans
Ufenas, Carinas, Mæcenas : quæ cum essent ab loco, utUrbinas (ettamenUrbinus) ,ab bis debuerint dici ad nos-troruin nomimmi similitudinem.
LIBER NONUS.
1. . . . nesciunt docere quam discere, quæ ignorant.In quo fuit Crates nobilis grammaticus, qui fretus Cliry»sippo homine acutissimo, qui reliqnit sex librosmpi àvw-(iaiict;, heis libris contra àvotXoyiav atque Aristarchum estnixus, sed ita ut scripta indicant ejus, ut neutrius videa-tur pervidisse voluntatem; quod et Chrysippus de inæ-quabilitate cum scribit sermonis, propositum habet os-lendere similes res dissimilibus verbis et similibus dissi-miles esse vocabulis notatas(id quod est verum);et quodAristarchus, de æquabililate cum scribit et de verborumsimilitudine, quorundam inclinationessequijubet, quoadpatiatur consuetudo. — 2. Sed ii qui in loquendo partimsequi jubent nos consuetudinem, partim rationem , nontam discrepant, quod consuetudo et analogia conjunctio-res sunt inter se, quam iei credunt. — 3. Quod est nata exquadam consuetudine analogia, et ex hac consuetudineitem anomalia ; itaque consuetudo ex dissimilibus et si-milibus verborum quod declinationibus constat : nequeanomalia neque analogia est repudianda, nisi si non esthomoex anima, quod esthomo ex corpore et anima. — 4.