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tible— 65. Les rapports réels sont ceux quiconsistent exclusivement dans la similitude del'idée, comme dans Juppiter, Maspiter; Jovi,Marti. Ces deux mots sont semblables et par legenre et par le nombre et par les cas, parcequ’ils sont l’un et l’autre de la classe des noms,du genre masculin, au singulier, au nominatif etau datif. — 66. Les rapports de la seconde espèceconsistent uniquement dans le mot, comme dansbiga, bigce; nuptia, nuptiœ. En effet, le singu-lier de ces mots est vide, et leur pluriel n’impli-que pas l’idée de multiplicité, comme le pluriel demerula (merle) par exemple, qui est essentiel-lement corrélatif au singulier. — 67. De sortequ’on ne doit pas dire una biga, duce bigæ, trèsnuptiœ, à l’imitation de una merula, dua me-rulœ, très mendœ, mais una biga, binœ bigæ,trinœbigœ. — 68. Les rapports de la troisièmeespèce sont doubles, c’est-à-dire qu’ils consistentet dans les choses et dans les mots, comme bo-nus (bon) et malus (mauvais); boni, mali. C’estsur cette espèce d’analogie qu’Aristophane et au-tres grammairiens ont écrit. Elle doit être, eneffet, considérée comme l’analogie parfaite, à ladifférence des deux autres, qui ne sont, enquelque sorte, qu’ébauchées. Cependant, je nelaisserai pas de m’occuper de ces analogies im-parfaites, parce qu’elles se rencontrent aussi dansle langage usuel.
69. Je commencerai par l’analogie parfaite.Les mots dans lesquels elle se rencontre sontou indigènes ou étrangers ou bâtards. Les motsindigènes sont, par exemple, sutor (cordon-
dine qiioque Yocum declinatus habent, ut Juppiter, Mas-piter ; Jovi, Marti. Hæc cnim généré nominum et nu-méro et casibus similia sont inter se, quod ulraque etnomina sunt, et virilia sunt, et singularia, et casu nomi-nandi et dandi. — 66. Alterum genus vocale est, in quovoces modo sunt proportione similes, non res, ut biga,bigæ, nuptia, nuptiæ. Neque enim in bis res singularissubest una, quom dicitur biga, quadriga; neque abhisvocibusquædeclinala sunt multitudinis, significantquid-quam.ideo quod omnia multitudinis, quæ declinanlurab uno, ut a merula, merulæ, sunt ejusmodi ut singularisubjungantur : sic merulæ duæ, catulæ très, facuiæ quat-luor. — 67. Quare cnm idem non possit subjungi, quodnondicimus biga una, quadrigæ duæ, nuptiæ très, sedpro eo unes bigce, binœ quadriges , trince nuptice : ap-paret non esse biga et quadriga, et bigæ et quadrigæ; sedut est liujus ordinis una, duæ, très principium una .-sicin hocordine altero unæ, binæ,trinæ, principium estunes. — 68. Tertium genus est illud duplex, quod dixi, inquo et res et voces similiter proportione dicuntur, ut bo-nus, malus : boni, mali; de quorum analogia et Aris-tophanes et alii scripserunt. Etenim hæc denique perfeela,ut in oratione illæ duæ simplices inchoatæ analogiæ, dequibus tamen separatim dicam , quod bis quoque utimurin loquendo.
69. Sed prius de pcrfecta, in qua et res et voces qua-darn similitudine continentur; quojus généra sunt tria,unum vernaculum ac domi natum, alterum adventitium,
nier), pistor (boulanger); les mots étrangers,Hectores, Nestores; Ilectoras, Nestoras; lesmots bâtards ou mixtes, Achilles, Peleus. — 70.Les mots mixtes sont très-usités en poésie, et lesanciens, surtout en prose, latinisaient presquetous les mots étrangers. Ils disaient Hectorem,Nestorem, conformément à quœstorem, prœto-rem. On lit dans Ennius : Hectoris natum, etc.Le poète tragique Accius est le premier qui cher-cha à ramener ces mots à la forme grecque, età s’élever ouvertement contre l’ancien usage :ce qui a fait dire à Valérius ; Hectorem répugneà Accius ; il préfère Hectora. La plupart desmots étrangers étant grecs, la plupart des motsbâtards durent être par conséquent d’originegrecque : de là autant d’espèces d’analogies :analogie des mots étrangers, et analogie desmots mixtes. — 71. Les déclinaisons des motsmixtes ont varié avec les temps. Les plus an-ciennes sont, par exemple, Bacchideis et Chry-sideis ; on a dit ensuite : Chrysides, Bacchi-j des ; et dans les derniers temps, Chrysidas, Bac-j chidas. Quoique ces trois formes soient usitées,la seconde est la plus vraie, et par conséquentdoit être préférée aux deux autres ; car la pre-mière s’éloigne trop de son origine, et la troi-sième est peu eonformeau génie de notre langue.
72. Toute analogie a pour fondement, commeje l’ai déjà dit, une similitude qui est ou dansles choses, ou dans les mots, ou dans les choseset dans les mots tout ensemble. Il faut observerattentivement en quelle partie elle se trouve, etsous quel rapport; car, ainsi que je l’ai fait re-
tertium nolhum ex peregrino hic nalum. Vernaculum estut sutor et pistor; sutori et pistori. Adventitium est utHectores , Nestores ; Hecloras, Nestoras. Tertium illudnotlium ntAchilles et Peleus. —70. Eo généré mulli ntun-tur non modo poetæ, sed etiam plerique ac primo omnis,qui soluta oratione loquontur, dicebant, ut quæstorem,prætorem, sic Hectorem, Nestorem. Itaque Ennius ait :
Hectoris natum de muro jactarier.
Accius hæc in tragoediis largius a prisca consuettidine mo-vere cœpit, et ad formas Græcas verborum magis revo-care, a quo Valérius ait :
Accius Hectorem nolet facere, Hectora malet.
Quod adventitia pleraque hahemus Græca, seentum ut denothis Græcanicos quoque nominatus plurimum babere-mus. Itaque ut hic alia Græca, alia Græcanica, sic ana-logiæ. — 7t. Equisquæ hic nnthætiunt declinationes, debis aliæ sunt priscæ, ut Bacchideis et Chrysideis : aliæjuniores.ut Chrysides et Bacchides : aliæ recentes, utChrysidas et Bacchidas : quom bis omnibus tribus ulan-tur noslri, maxume qui sequontur media in loquendo,offendunl minimum, quod prima parum similia videnturesse Græcis unde sint tralata, tertia parum similia nostris.
72. Omnis analogiæ fundamentum similitudo quædam,ut dixi, quæ solet esse in rébus, in vocibus, et in utroque :in qua liarum parte curnque sit in ferendo et quojusmodi,videndum. Nam, ut dixi, neque rerum, neque vocis simili-tudo ad bas duplicis analogias verborum exprimendas, uuas