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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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NOTES

SUR LE TRATTÉ DE LA LANGUE LATINE.

LIVRE V.

1. Quemadmodum vocabula... sex libris exponereinslitui. Le traité de Varron sur la langue latine se com-posait de vingt-quatre livres. Ce traité était divisé en troissections, dont la première avait pour objet l 'étymologie;la seconde, la déclinaison, terme générique sous lequelVarron entendait à la fois la dérivation, la déclinaisonproprement dite, la conjugaison, etc.; et la troisième, lasyntaxe.

Le premier livre était une sorte de préface, où l’auteurtraitait de l’origine de la langue latine. Les six livres sui-vants, ou la première section, étaient consacrés aux recher-ches étymologiques. Dans la première moitié de cette sec-tion, c’est-à-dire dans les deuxième, troisième et quatrièmelivres, il exposait ce quel’on avait dit contre et pour l’étymo-logie, comme science ou système, et enfin ce qu’on pouvaiten dire raisonnablement : quœ contra eam, volumineprimo; quos pro ea, secundo; quœ de ea, tertio (lib.v, t.) Ces trois livres, non plus que le premier, ne noussont point parvenus. Avec le cinquième commence lefragment qui nous reste du grand travail de Varron , etqui ne va pas au delà du dixième. Dans les cinquième,sixième et septième livres, qui forment la seconde moitiéde la première section dont nous avons parlé plus haut,l’auteur, faisant application de la science étymologique,examine l’origine des mots latins et les libertés que sesontdonnéeslespoëtesdans l’emploi des mots de la langue.La deuxième section, c’est-à-dire celle qui avait pour ob-jet la déclinaison des mots, commence avec le huitième ets’étendait jusqu’au quatorzième. Dans les trois livres quinous restent de cette seconde section, et qui sont le hui-tième , le neuvième, et le dixième, Varron traite de l’ana-logie, en suivant la méthode qu’il avait adoptée pour l’é-tymologie.

Le fragment de Varron se compose donc de six livres,du cinquième au dixième, dont le texte incertain, mutilé,rempli de lacunes, semble avoir découragé la philologie.Nous avons reproduit celui de l’édition de Muller (Leip-zig , 1833), qui nous a paru, à tous égards, le guide leplus sûr.

9. Quod non solurn ad Aristophanis lucernam,sed etiam ad Cleanthis lucubravi. Aristophane , gram-mairien de Byzance , florissait vers l’an 196 avant J. C.

Il se fixa à Alexandrie et fut nommé chef de la bibliothè-que de cette ville sous le règne de Ptolémée Évergète . Onlui attribue l’invention des accentsetdela ponctuation dansl'écriture grecque, et la rédaction du canon des auteursclassiques.

Cléanlhe, philosophe stoïcien, disciple de Zénon . Ilétaitsi pauvre qu’après avoir consacré tout le jourà l’étude,il était obligé, pour gagner sa vie, d’arroser un jardinpendant la nuit.

Annon potius mea verba ilia quœ hœreditate alloinuio rege venerunt. 11 reste plusieurs monuments de1 ancienne langue latine. Le plus ancien est une chansondes frères Arvales , qui remonte au temps de Romulus .Les frères Arvales étaient un collège de douze prêtres qui,VMmox.

tous les ans, au commencementdu printemps, promenaientune truie pleine dans les champs, pour obtenir des dieuxqu’ils les fissent prospérer. Cette chanson avait été gravéesur une pierre qu’on découvrit 1778, en creusant les fon-dations de la sacristie de St.-Pierre à Rome . On la voitaujourd’hui dans ce bâtiment.

Après la chanson des frères Arvales viennent quelquesfragments des lois deNuma, que Festus nous a conser-vés; une loi de Servius Tullius , conservée parle même;un fragment des chants des Saliens, cité par Varron (livrevi, parag. 20 — 27.)

Les lois des Douzes-Tables sont le cinquième monu-ment de la langue latine. 11 en reste des fragments assezconsidérables.

Après les lois des Douze-Tables, il s’écoule un espaced’un siècle et demi, dont il ne nous reste aucun monu-ment écrit. L’inscription du tombeau de Scipion , trou-vée en 1780, est de la seconde moitié du cinquième sièclede Rome . Il s’agit de ce Lucius Cornélius Scipio Barba-tus, qui fut consul l’an 456 de Rome , deux cent quatre-vingt huit ans avant J. C.

Une trentaine d’années après la mort de Scipion Bar-hatus,l’an 494, on érigea au consul C. Duillius Neposune colonne rosir ale, en mémoire de la victoire navalequ’il avait remportée sur les Carthaginois. Une inscriptionfut gravée sur le piédestal de cette colonne. Le piédestalavec l’inscription existe encore dans une des salles du Ca-pitole.

Le huitième monument de la langue latine est postérieurde lieu d’années seulement à l’inscription de la colonneDuilienne. C’est l’inscription du tombeau de L. Corné-lius Scipion, fils de celui dont nous avons parlé plushaut.

Environ soixante ans après, Tan 186 avant J. C., futrendu un sénatus-consulte sur les Bacchanales, dontTite-Live parle avec beaucoup de détails. Le temps nousa conservé le texte de cette ordonnance, sculpté sur unetable d’airain , qui fut trouvée en terre, en 1692, dans unvillage de la Calabre . Elle est aujourd’hui dans le Muséeimpérial de Vienne. Lorsque ce sénatus-consulte fut pu-blié, Ennius habitait Rome depuis quelques années;Plaute avait fait jouer la plus grande partie de ses pièces, etTérence était né. A partir de cette époque, la langue la-tine , formée par ses écrivains, peut être étudiée dans leursouvrages.

19. Ccelum dictum scribit Ælius. Ælius, gram-mairien, surnommé Prœconicus, parce que son pèreétait crieur public, et Stito, parce qu’il composait desdiscours pour les patriciens. Il fut le maître de Varron et deCicéron .

22. Via sicut iter... actus quod agendo leritur.On distinguait, dans le droit romain, trois espèces deservitudes rurales : iter, actus, via. Iter était le droitd’aller et de venir pour un homme; uclus, le droit deconduire une bête de somme ou une voiture; via, ledroit de iter et le droit de actus réunis.

El ab eo poetœ appellarunt summa terrœ quœ soloteripossunt.

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