42 TERRAINS LAVIQUES.
röte dans la vallee de la Sioule, l’autre au village de Ma-
zayes.
La coulee de Cöme ä Pontgibaud. — A mesure que, desfontaines glacees, on descerid vers Pontgibaud, le courantde lave , en se retrecissant, devient de plus en plus brisö,comrae si une pente, effectivement plus rapide, lui eüt per-mis de morceler plus complelement sa croüte. La lave seprecipile dans la vallee de la Sioule. Un des cötös du cou-rant est libre et passe sous la ville de Pontgibaud; l’autrecöte est accolö ä une autre bande de lave venant d’un autrepoint, mais penetrant par la möme gorge dans la vallee dela Sioule ; c’est la lave de Louchadiere.
Ces deux courants sont dislincts par la nature de leurlave; celle de Louchadiere est plus compacte et plus py-roxeniqueque celle de Cöme.
Cette derniere lave passe sous Pontgibaud et suit laSioule dans sa vallee jusqu’au dela du pont qui conduit auxmines. Elle reste, pendant quelque temps, sur la rive droitede la riviere , puis eile empiete un peu sur la rive gauthe.Elle s’etend un peu du cötö de la prairie d’Anchald, donteile a fermö la sortie en en faisant un lac, dont l’emplace-mentest facile a reconnaitre ä son fond tourbeux. Elle ac-quiertdans cette vallee une grande öpaisseur; la lave a dus’y refroidir lenlement; aussi M. Poulett Scrope eite cettelave dans la vallee de la Sioule, comme un des principauxexemples, en Auvergne, d’une coulöe moderne lendant äse diviser en prismes a la maniere des basaltes.
La eile a elö enlamee par la Sioule , et a laisse ä döcou-vert sa structure prismatique. On se demande quel laps detemps il a fallu a cette riviere pour se creer un passage aumilieu d'une lave aussi dure? L’arrivöe de la lave, en (er-