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Tome V.
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1 1 \ TERRAINS daIXEVJON.

noffrent que de la vase sans une seule pierre ; puis on voitdautres espaces circonscrits , tantöt arrondis ou irr^guliers,tantöt alfong^s et Simulant m£me des tratn^es, tout Cou-verts de cailloux roul6s qui doivent ötre depuis longtemps,car ä cette extr^mite du lac, Peau est dune transparencecomplete et dune extreme purete. Elle ne d6pose plusrien. Ces cailloux ont-ils et6 portes par des courants sp^ciauxou abandonnes par des glaces chargees ? On observe aussi lesmömes faits dans la Limagne.

Si quelques parties de la Limagne dAuvergne manquentde cailloux, les terrains d'altuvion anciens et modernes ysont largement 4talfo; lAllierqui la traverse, la Dore quivient y verser ses eaux, la Sioule, la Morge, et une foulede petites rivieres qui se r^unissent ä cette grande art£re ,ont laissA partout sur leur trajet la Collection locale des4chantillons de leurs valides, et cest h peine si sur quelquespoints ces courants ont confondu leurs d^pöts. Ces mat6-riaux , comme nous le verrons dans l^tude gßographiquedes alluvions, sont quelquefois tres-loin du lit actuel de larivi&re. On reconnalt quavant de creuser leur lit les coursdeau se sont souvent 6cart4s sur le sol, reprenant un jourpour les melanger les debris accumulßs pendant les inonda-tions prec6dentes.

II ressort de cette £tude interessante que sur le plateaucentral, comme dans les autres contr^es, les cours deauactuels ne sont plus que les restes amoindris de courantsplus consid^rables auxquels on doit des alluvions propor-tionnöes ä leur volume et ä leur vitesse.

II en r6sulte encore cette conclusion que les alluvions sontlocalis4es et ne proviennent pas de causes generales et vio-lentes.