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Note sur l’agenda agricole qui occupe la G e colonne«lu triple Calendrier précédent.
L’Agenda agricole est comme la table des matières du coursde physique et d’histoire naturelle, dans ses applications àl’agriculture, que l’instituteur était tenu de faire à ses élèves.Chaque jour du calendrier portait le titre do la leçon, et chaqueleçon coïncidait avec l’époque où le laboureur devait faireusage de l’objet dont le nom était inscrit sur ce jour de l’année.
Pendant les jours d’hiver, on ne rencontre dans ce calen-drier que l’indication des substances brutes, propres à ferti-liser le sol et à construire les habitations, ou des métauxdont la nature est d’un usage ordinaire. Dans les autres mois,le nom des plantes se lit à l’un des jours de l’époque où ilimporte de les semer ou de les récolter. Le Qüintidi porte lenom d’un animal à élever ou à détruire ; le DÉCADI, celui d’uninstrument aratoire ou de ménage.
On comprend l’immense avantage que retirerait l’éducationpublique du rétablissement d’un pareil cours dans nos écolesprimaires, et si, chaque jour après l’exercice choral qui de-vrait ouvrir la séance, l’instituteur commençait par décrireavec méthode et précision l’objet dont le nom se trouve inscrità la date de cette journée, pour en exposer les caractères, lanature, la composition, les usages pratiques ou les dangers,et pour faire comme toucher du doigt toutes ces indications àses élèves, en mettant pendant la leçon chaque chose à leurdisposition.
L’instituteur aurait soin chaque jour de préparer sa leçon dulendemain, comme s’il retournait lui-même à l’école. Cettetâche lui serait rendue facile dans les communes où le Conseilmunicipal a eu le bon esprit de fonder une bibliothèque, unmusée et une exposition publique. Dans les autres communes,la municipalité ne se refuserait pas à voter des fonds p’ourprocurer à l’instituteur communal les quatre ou cinq ouvragesqui lui seraient, pour ce cours, d’une indispensable nécessité.