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N° XIV
C’est encore à Galilée , ce noble martyr de l’astro-nomie, que nous sommes redevables des premièresnotions sur ce singulier ornement de la plus éloignéedes planètes connues en ce temps-là.
Il aperçut, en 1610, à l’aide du télescope dont il futau moins le réinventeur, tout près de l’astre, deuxadditions qui lui firent nommer Saturne , la planète àtrois formes, Saturnum triformem, opinion qu’il pritsans doute plus tard, pour une illusion d’optique,lorsqu’à une seconde observation, en 1612, il n’aperçutplus rien de semblable autour de l’astre. Cette annoncene laissa pas que de donner l’éveil aux savants de cetemps, que le jésuitisme n’avait pas encore embri-gadés en académies officielles et qui ne s’endormaientpas dans leur fauteuil ou n’allaient pas au bal, au lieud’observer.
Aussi, dès 1643, Gassendi, crut voir Saturne ac-compagné de deux globules de môme blancheur quele corps principal de la planète.
Cela mit en émoi les divers observateurs épars surla surface de l’Europe , qui s’appliquèrent pendantquarante ans à étudier ce singulier phénomène, en se