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d’autorité rétabli par le jésuitisme, nous avons vu,depuis près de quarante ans, tous ses disciples adopterà son égard la formule : Le maître l'a dit ; et ce jeucontinue de nos jours encore. Que voulez-vous ? La-place était devenu fervent croyant, et Lalande estmort fidèle aux convictions de toute sa vie, et par con-séquent maudit par les croyants.
9 ° Ce qu’il nous reste à démontrer cette année.
Cette année, il nous reste à démontrer l’absurdité del’hypothèse sur laquelle on a basé l’explication desmarées ; l’impossibilité de rendre compte, à l’aide decette hypothèse, des phénomènes de toute antiquitéobservés dans les ports de mer de l’Océan, et la faci-lité avec laquelle tous ces phénomènes s’expliquentsans tant de calculs, à l’aide de la nouvelle théorie dela compression atmosphérique des divers systèmes dumonde, et spécialement du soleil et de la lune surl’atmosphère éthérée de la terre, théorie que nos sa-vants, si chèrement payés par l’Etat, ne finiront paraccepter tout à fait qu’après bien des années, sans enciter l’auteur, ainsi qu’ils l’ont fait pour toutes les
arrivera de relire les annonces des marées dans vos ouvragesclassiques, et surtout dans l’Annuaire du bureau des longi-tudes, souvenez-vous de ce que je viens de vous dire, à savoir :1° que la formule de Laplace n’est autre que la formule arbitraire-ment modifiée de Lalande, qui lui-même avoue n’avoir fait encela que modifier celle de Bernouilli ; 2° que cette formule, quiréussit en certains cas, échoue en beaucoup d’autres ; qu’elle nesaurait jamais fournir le chiffre exact de l'élévation des flots dela mer; 3° qu’il y a donc inutilité à créer pour l’appliquer destables, avec une prétention à l’exactitude, qu’un tel sujet necomporte en aucune façon.