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voulu regarder comme des mers, à cause de leur éten-due, et sur les bords desquels les marées qu’on ya admises sont insensibles ou irrégulières ; telle est lamer Méditerranée, la mer Baltique, la mer Noire , etc.,et toutes les grandes flaques d’eau formées dans devastes bas-fonds, parle cours d’un fleuve situé en deçàdes tropiques.
Ces prétendues mers sont des lacs formés par ledébordement du cours d’un fleuve, et qui ne commu-niquent avec l’Océan que par l’embouchure de ce fleuve.
La mer Méditerranée et la mer Noire sont deuxgrands lacs appartenant au même fleuve qui, supposéqu’il soit le Dniéper (anciennement Borystlièné), re-çoit pour affluents, le Don (anciennement fanais),lequel forme d’abord l’étang ou marais Mæotis (merd’Azof), et, avec le Dniéper, le grand étang de la merNoire (anciennement Pont-Euxin ), où il reçoit pouraffluent le Danube . Il se resserre ensuite par le gouletou canal de Constantinople , pour aller former le canalou mer de Marmara (anciennement Propontide ou in-troduction pro au Pont-Euxin ), lequel étang se resserreune seconde fois en un autre canal, dit détroit desDardanelles (anciennement Hellespont ou mer desHellènes), au sortir duquel le fleuve s’épanche en cevaste étang de l’Archipel (anciennement mer Egée ), etde là en un autre plus vaste étang, la Méditerranée (qui sépare les trois continents connus des anciensmedia terra'', où le fleuve ainsi débordé reçoit pouraffluents le Nil au sud, le Pô, par son embouchure de lamer Adriatique, le Rhône, l’Elbe et une foule d’autrespetits cours d’eau qu’il est inutile d’énumérer, se res-serrant enfin en un dernier goulet (détroit de Gibraltar )par lequel il débouche dans l’océan Atlantique .