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Lorsqu’après avoir enfin rencontré la loi (le la na-ture, j’en arrivais à consulter les livres, je ne man-quais jamais de les trouver tous en défaut do sens etde raison; et c’est ainsi que je suis arrivé à renversertout l’échafaudage des sciences, à n’en faire presqueplus qu’une seule de toutes, et à me mettre ainsi à dostoutes ces inutilités scientifiques pour qui la sciencen’était qu’un pont d’or, et qui regorgeaient depuistrente ans de tout ce qui me manquait, mais à qui ilmanquait tout ce qui faisait ma force, mon détache-ment des honneurs et jouissances d’ici-bas et mon at-tention aux seuls phénomènes de la nature, en quel-que position qu’il prît fantaisie à ces étourneaux de memettre pour parvenir à éteindre cette ardeur de savoirqui les forçait à m’apprendre par cœur et à retournerà l’école; il suffit, pour s’en convaincre, de reprendretous mes travaux, date par date, comparativementavec les leurs.
Eh bien ! en ce qui se rattache à la météorologie, ilsuffit de parcourir les matériaux accumulés avec tantde soin par Lalande, pour y lire mon système d’unbout à l’autre et le voir se dérouler devant vos yeux.Vous y voyez les pieds de la haute mer ou établisse-ment du port monter et descendre aux époques indi-quées par mon système pour l’ascension et l’abaisse-ment de la colonne barométrique, ce mesureur de lahauteur de l’océan atmosphérique qui marche paral-lèlement avec l’océan aqueux et n’en est qu’une dé-gradation successive.