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n’offrant par devant que son rebord, la portion blanclicde ce prétendu anneau se confondant avec le blancdu globe opaque et éclairé de la planète.
Or, c’est ainsi que se présentait à mes yeux Sa-turne , le 17 juin 1868, observe avec une lunette gros-sissant 90 fois le diamètre, alors que le soleil approchedu solstice d’été et que Saturne , situé un peu au-dessuset à l’ouest de l’étoile p du Scorpion, se trouve prèsdu solstice d’hiver et presque diamétralement opposéau soleil, par rapport à nous.
Mais aucune des figures classiques ne peut se vanterde rendre exactement les dimensions, les rapports cll’éclat de Saturne et de son anneau tel qu’il apparais-sait à cette époque. On a dit que le prétendu anneaun’a pas d’épaisseur; il se présente cependant auxyeux, à travers la lunette, avec l’épaisseur d’un an-neau pris sur le grand diamètre de la sphère transpa-rente.
On a dit que la rotation de la planète sur son axeétait douteuse ; elle est cependant bien visible dansson mouvement. Il faut vraiment être aveugle pour nepas le voir.
L’anneau est aussi brillant et d’une blancheur égaleà la blancheur de la partie opaque de la planète. Lesdeux anses latérales noires sont moins amples que surles figures des livres, ce qui s’explique très-bien parl’ombre et la réflexion des rayons lumineux à droiteet à gauche de l’hémisphère supérieur de la sphèrecentrale et opaque.
Quand je dis ombre, c’est pour me conformer àl’usage, qui appelle ainsi tout ce qui est noir; cetteombre n’est que l’absence des rayons lumineux qui seréfléchissent ailleurs que dans notre œil ; cette portion