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Tome premier.
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L 1 v r s 1 I. I4J

eussent aucun vent, & pour mieux couvrir son desieín, ilenvoya aux Cantons le Préiìdent Lambert, demander que las-sa ire se vuidât à l’amiable. Les Genevois ayant sçu quelquechose de cet Armement, dépêchèrent à Fribourg BesançonHugues & Jean Malbuillon. Mais Lambert entretenoit lesSeigneurs de ce Canton , de si belles paroles, qu’ils iíe sa-voient à qui croire. II tâchoit même de persuader à Be-

sançon Hugues, qui étoit son

de Berne ses Supérieurs , nc pourroientpas s’empécher , suivant leurs engage-mens , de le soutenir, Lc de faire ce quidépendroit d eux pour la faire rompre;qu’ainli il exhortoit les Citoyens d’aban-donner de bonne grâce une Alliance ,qu'ils n’avoient pas eu droit de contrac-ter.

La résolution du Conseil General, sutde ne point rompre l’Alliance. Les Sin-dics eurent ordre de. le déclarer aux En-voyez des deux Cantons, & de dire deplus à celui de Berne, que la Ville n’é-tant point sujette des Ducs de Savoye ,comme il étoit très aisé de le faire voirde la maniéré la plus incontestable, cet-te Ville souhaitoit extrêmement & re-quérois , pour lever les préjugez qui a-voient été iníinuez à son préjudice , àcet égard dans Berne &c ailleurs, d’avoiraudience là-dessiis par ses Députez , dansune Diette génerale de tout le CorpsHelvétique, qui se devoir tenir incessam-ment.

Cette Diette se tint à Zurich. Lc Duc& l'Evêque y avoient envoyé le Sr. deSaleneuve , & Euftache Chapuis Official ,pour faire des plaintes contre les Sei-gneurs de Fribourg, Lc prier les Cantonsde les porter à se désister de l'Alliance.Les Genevois y envoyèrent de leur côté,Besançon Hugues , Claude R'.chardet ScFrançois Goula , pour justifier leur pro-cédé. Le Duc obtint ce qu’il deman-doit. Les Cantons prierent celui de Fri-bourg, de rompre l’Alliance avec Gene-ve; mais celui-ci n’y voulut point con-sentir. Hugues avec ses Collègues ayantaporté cette réponse à Geneve, le Con-

allié, la bonne intention deT son

seil Général, qui sut assemblé pour en-tendre leur raport le 27. Mars , voyantque les Fribourgeois étoient fermes àmaintenir l’Alliance, la confirma de plusfort, Sc envoya Besançon Hugues Sc Mal -bmjson ìs Fribourg, pour la conduite danstoutes les formes, ce qu’ils firent, Sc enaportérent les Lettres * fcellees Lc signées,par l’Avoyer Lc le Conseil de la Ville deFribourg.

Les Affaires n’allant pas de cette ma-niéré au gré du Duc de Savoye , il écri-vit aux Chanoines de St. Pierre , pourles engager à travailler à faire romprel’Alliance. Mais quoi qu’il y en eut plu-sieurs parmi eux portez à faire plaisir àce Prince, le Corps se tint dans la neu-tralité, Sc déclara que comme ce n’étoitpoint l’aftaire d une Assemblée Ecclésias-tique , d’examiner si cette Alliance con-venois ou ne convenoit pas à la Ville,le Chapitre ne I’acceptoit ni ne la refu-foit. Enfin, ce Prince prit le parti d’em-ployer les menaces. II envoya pour cetester les Srs. de Salagine Sc de Lussey àGeneve , lesquels déclarèrent au ConseilGeneral , assemblé pour les entendre leI er . Avril, que S. A. travailleroit de tou-tes les forces à taire annuller l’Alliancequi avoir été conclue, & que le Peuplede Geneve n’avoit d autre parti à pren-dre , que d’y renoncer absolument, anplus vite, s’il ne vouloir pas s’cxpofer àtous les malheurs que lui pouvoir atti-rer le ressentiment du Duc. La constan-ce des Citoyens ne (ut point ébranléepar ces discours. Les Sindics furent char-gez de répondre aux Envoyez de ce Prin-ce, que dans ee qui s’étoit passé, la Vil-

1519 .

* Bonniv.l.j. ch.26