Livre II. 201
la Ville, & que puis-que l’Evêque abandonnoit les affaires, *529.il seroit bon d’élire des Juges pour cela a . Ce qui ayant 14 - No-été approuvé, on élut Claude Richardes pour Lieutenant,avec quatre Assesseurs *, qu’on a depuis appellé Auditeurs, pour </« Crèfi.rendre justice comme le Vidomne. . On députa à l’Evêque,qui se tenoit dans la Franche-Comté, pour lui faire approu- c w* s*,ver cette Election. II dit secrettement aux Députez, qu’il en BÏÎvd'.**étoit content, mais qu il ne vouloit pas que le Duc de Sa-voye en sçût rien, pour ne pas se faire des affaires avec lui:car il avoir promis dc ne point entrer dans Geneve qu’avecle Duc. On lui renvoya d’autres Députez, qui ne purent paslui parler.
L’année suivante, la Peste ravageant Geneve, il y eut un j -nommé Michel Caddoz qui contrefit d’en être attaqué, pour ^être envoyé à l’Hôpîral. Après qu’il y eut fait fa quaran-taine, il s’accosta de l’Hôpitalier, du Prêtre de l’Hôpital, &de quelques pauvres gens qui, pour un gain fort modique,s’employoient à parfumer & nettoyer les nippes des pesti-ferez. Les trouvant disposez à écouter ses mauvais desseins,il leur proposa un moyen infaillible d’acquerir de grandes ri-chesses, mettant la Peste où elle n’étoit pas encore, & laportant ainsi dans de bonnes familles , dont ils hériteroient,ou du bien defquelles ils se saisiroient. II ne fallut pas les
C c presser,
a Depuis que les Sindics Sc le ConseilOrdinaire avoient pris à eux la connoiflance des Causes Civiles , selon la Con-cession que l’Evêque leur en avoir faite,ils étoient fort occupez, les affaires d’E-tat ne leur laiffoient pas suffisamment detems pour vaquer à la décision des Pro-cès » même de ceux de la plus petiteimportance , tels qu’étoient les Procèsdont connoiffoic auparavant le Vidomne.II est vrai que depuis qu’on eut résolude ne plus recevoir de tel Officier, leConseil des Deux Cent avoir nommé, aumois de Fevrier de l’année ifz8. un Sin-dic & six Affistans, tant du Petit, que4u Grand Conseil, pour expedier 1$; pe.
rites Causes, Tribunal qui devoir tenirlieu de celui du Vidomne. Mais com-me il nfavoit point été aprouvé par leConseil Général, il n’étoit pas suffisam-ment autorisé, & ceux qui en étoientMembres , ne saquitoient de leurs fonc-tions qu’avec quelque répugnance. Pourfaire cesser ces inconveniens , le Conseildes Deux Cent résolut, le 7 . Novembreifz 9 . d’établir d’une maniéré fixe & ir-révocable , une Cour de Justice, ou el-le seroit administrée d’une façon abrégéeSc facile, à forme des Franchises, 5c qu el-le seroit composée d’un Lieutenant, &de quatre Affistans ou Auditeurs. Quele Conseil £>çu$ Cent les nommeroit
-à