2ço Dissertation sur le
II. César _en arrivant à Genevc, fait rompre le Pont duRhône. Rien n’auroit été plus contraire à la pratique de laguerre, supposé qu’il fut entré dans le Pais des Helvetiens.II se coupoit la retraite, en cas qu’il sut battu, ou que sonRetranchement fut forcé. II me semble qu’une Armée, qui aune Riviere derriere elle, y conserve des Ponts, & quelle neles rompt, que lors qu’elle veut sc retrancher derriere, &empêcher le passage à l’enncmi.
III. Le passage suivant devient inexplicable dans l’hypo-these commune. Helvetii ea spe dejefii , dit César, après leuravoir refusé le passage , navibus junciis , ratibusque compluri-bus fa cl is alii , alii vadis Rbodani , quà minima aítitudo jiu-minis erat nonnunquam+interdiu , fxpi'us noclu , fi perrumperepofient , conati , operis munitione , '& militum concurfu , ùr te-lis rcptilfi , hoc tonatu destituerunt. II paroi t par ces paroles;
1. Que le Retranchement fut attaqué, & ne fut pas forcé.
2. Que pour l’attaquer, il salut cslàyer de passer le Rhône,fur des Batteaux & des Radeaux, ou par le moyen des Guez.Cependant, dans l’opinion commune , le Retranchement au-roit été situé entre les Suisses & le Rhône, à quatre ou cinqlieues de cette Riviere, & ainsi, il a u roi t falu le forcer, avantque d’elsayer de traverser le-Rhône.
I V. César dit qu’il n’y avoit en tout, que deux passages,pour entrer de la Suisse dans les Gaules; l’un par les Allobro-ges, & l’autre par le pas de la Cluse, qui étoit le seul passagedu Mont-Jura, qui fut praticable à une Armée, suivanrVige-nere. Si l’on supose que la Muraille étoit sur le chemin de Nionà Gingin, les deux passages auront été fermez en même tems,comme l’on peut s’en convaincre par TinspeCtion de la Carte;ce qui est contraire à la narration jle César : Car après avoirdk, qu’il repoussa les Helvetiens de son Retranchement, ilajoute, relinquebatur una per Sequanos via , c’étoit l’autre chejmin dont il avoit parlé, qu’il désigne par les mêmes expres-sions , & le seul effectivement qui leur restoit à prendre.
Cela suffit pour faire voir que la suposition ordinaire ren-ferme
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