Le Vingtième Siècle.
95
véhicules aériens de manœuvrer sans danger, mais pour plus de sûreté etpour parer aux brouillards, les aéronefs trouent l’atmosphère de jets delumière électrique et les aérocabs s’annoncent par de puissantes lanternes àréflecteurs. On les aperçoit au loin voguant avec rapidité comme des bolidesou comme des astres doués d’une vélocité supérieure.
M. Ponto dormait. M Uo Eosa rêvait. Le mécanicien de l’aérocab avaitsans doute bu avec ses camarades de la station, car il ronflait et laissait
i .. ^ .
Wm.
ATTAQUE NOCTURNE AÉRIENNE.
1 aréocab filer sans se préoccuper ni de la direction ni des rencontres àéviter. Déjà une robuste aéronef de la ligne de Versailles avait dû faire unbrusque crochet pour éviter un abordage et le mécanicien ne s’en était pasrrieine aperçu.
Il ne vit pas davantage un aérocab suspect s’approcher, fanaux éteints,le longer à quelques mètres au risque d’accrocher, le dépasser et revenirtout à coup en arrière. Une brusque secousse réveilla le mécanicien, fitvacdler M. Ponto et sauter M lle Eosa ; l’aérocab suspect venait de s’amarrerà 1 arrière du leur. Le mécanicien, tiré de sa torpeur, lança son propulseur àtoute vitesse, mais il était trop tard ; déjà deux hommes venaient de sauterdans 1 aérocab et commençaient sans façon à dévaliser M. Ponto.
La navigation aérienne a ses inconvénients et ses dangers. Les abor-dages accidentels sont à craindre et aussi les abordages malintentionnés