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Le vingtième siècle / texte et dessins par A. Robida
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Le Vingtième Siècle.

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table peinture de l’existence de Jupille, poursuivi dès son enfance par lemalheur et conduit au crime par l’obstination de sa tante à lui faireattendre un héritage qui lui revenait de plein droit. Elle parla des quatrecinq enfants de Jupille et prouva, toujours d’après les notes de M Ue Mar-licorne, que si Jupille les avait abandonnés, comme le ministère public lelui avait reproché, c’était précisément par suite de la délicatesse de sa fibrepaternelle, c’était pour ne pas les voir souffrir des privations qu’il n’étaitpas en son pouvoir de leur épargner.

PORTRAITS DE JUPILLE ESQUISSES A l’aUDJENCEPAR UN DESSINATEUR SENSIBLE.

Avant la plaidoirie. Après la plaidoirie.

Quelques jurés commencèrent à donner des signes d’émotion.

« Vous êtes des pères de famille appelés à juger un père de famille,re prit Hélène en suivant ses notes, écoutez donc et jugez de la situationl’infortuné Jupille à la veille de son aecès de brutalité ! »

Et, feuilletant son dossier, essayant chacun des effets indiqués par1 éminente M Ile Malicorne, Hélène parla pendant une heure, frappant du poingstlr la barre quand M lle Malicorne le lui disait et s’attendrissant aux pas-Sa ges émouvants, lorsque la grande oratrice lui poussait le coude pour luirecommander de mettre quelques sanglots dans sa voix.

L’affreux criminel était devenu le pauvre Jupille, le malheureux^ n pille, l’infortuné Jupille ! L’auditoire, prévenu d’abord contre lui, le con-férait avec commisération; quelques dames pleuraient franchement dansLurs mouchoirs et les dessinateurs des journaux judiciaires le Crime illustréCt la Revue des assises, qui d’abord avaient dans leurs croquis donné à