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Essai sur l'histoire du café / Henri Welter
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Bi

café dans l’Inde et l’île de Geylan. Il est fort à re-gretter qu’on n’en trouve encore que très peu dansle Brésil ; les frais d’établissement sont trop consi-dérables et l’on continue généralement à suivrel’ancien mode de séchage, avec lequel il est difficiled’obtenir de bons résultats. Les noyaux lavés sontexposés au soleil dans des caisses très larges et peuprofondes, disposées en deux ou trois étages surl'un et l’autre côté d’une longue baraque de bois, 'qui est semblable, si l’on veut, à une commode gi-gantesque dont ces caisses seraient les tiroirs :ceux-ci, quand il commence à pleuvoir, sont pous-sés dans leur abri et on ne les en sort que lorsquele beau temps est revenu. Dans le Brésil les aversessont fréquentes et elles tombent soudain avec uneexcessive rapidité ; aussi est on obligé d’avoir cons-tamment à l’entour de ces édifices une bande denégrillons qui veillent au grain et se dépèchent derentrer tous les tiroirs à l’instant où vont se préci-piter les premières gouttes de pluie. Ce procédé,sans compter qu’il prend beaucoup de temps, esttrès vicieux, parce qu’il est presque impossible queles noyaux ne soient pas mouillés quelquefois parla pluie, et si la durée de celle-ci fait qu’on soitobligé, à plusieurs reprises, de tenir les tiroirs dansla commode pendant un jour ou même davantage,la denrée s’échauffe, fermente et contracte un goût