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lier ou du logis étroit qu’habite l’ouvrier des villes.
Lejeune homme qui croît ou se développe, le con-valescent, l’individu délicat, faible, tous ceux dontle sang est appauvri, qui sont atteints d’anémie,cette maladie si commune dans les grandes villes,où l’air est insuffisant, vicié; l’homme qui travaillede son intelligence ou de ses bras, avec cette inten-sité, cette suractivité que l’on ne connaît point ail-leurs, n’ont-ils pas besoin d’une boisson plus tonique,qui soutienne, excite ou relève mieux les forces?
Dans tous ces cas, l’eau, fût-elle très-pure, — cequ’elle est loin d’être dans toutes les villes, — ga-gnerait sans doute à être additionnée de vin.
Cet avantage est bien plus évident encore, sil’eau est impure et par conséquent malsaine.
L’usage modéré du vin, aux repas, ne peut êtreconsidéré que comme salutaire, pour ses propriétéstoniques et excitantes.
Faut-il aller plus loin, et admettre que le vin,outre ses propriétés toniques, possède réellementdes propriétés alimentaires?
Le vin est-il un aliment?
On a cité le cas des naufragés de la Méduse quiauraient vécu 17 jours avec le secours unique du vin!
Mais on ne raisonne pas avec des faits exception-nels qui ne prouveraient à tout prendre que l’ex-ception.
Disons, pour rester dans le domaine du réel, quele vin est un très-énergique excitant, mais un très-faible aliment. Et il faut répéter, pour qu’on ne s’yméprenne pas, que le vin ne peut être que l’adju-