l’alcool 97
vant utile, mais très-accessoire d’une bonne et suf-fisante alimentation.
En tous cas, on doit bien se garder de fonder lacroyance aux propriétés nutritives du vin sur cefait, que celui qui boit beaucoup de vin ou de liqui-des alcooliques a besoin de moins d’aliments.
C’est un malade dont l'alcool a supprimé l’ap-pctit, à force d’irriter les organes digestifs.
La fièvre aurait autant de titres à être regardéecomme un moyen alimentaire !
L’eau-de-vie a été indiquée comme un excellentcorrectif des mauvaises qualités de l’eau, mais cene peut être là qu’une boisson très-accidentejle-ment mise en usage, même à ce titre.
L’exception dégénère trop vite en règle générale.
Ajoutons que, même sans sortir des cas excep-tionnels, il n’y a pas unanimité parmi les hygié-nistes, pour admettre la valeur et recommanderl’usage de ce mélange.
On sait qu’il est dangereux de boire froid quandon a chaud, quand le corps est couvert d’une abon-dante transpiration. L’inflammation des poumons,l’irritation des organes digestifs, des accidents imi-tant le choléra, des dyssenteries peuvent être la con-séquence d’une imprudence de ce genre.
Le moissonneur, après son pénible travail, sousun soleil ardent, sur une terre brûlante, se préci-pite sur une eau froide, qu’il boit avec avidité.
Le soldat, après un violent exercice, après unemarche forcée, recherche l’eau froide, et boit mal-gré toute défense, toute consigne contraires.
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