l’alcool 103
Il ne l’est pas moins de préciser où commencel’abus des boissons alcooliques.
Tel qui veut en abuser, prétend qu’il se contentede l’usage.
Ce qui est usage pour l’un est abus pour unenature plus délicate, ou plus neuve à cette action.
Sans doute, beaucoup, en se livrant à ces habi-tudes, suivent leur penchant, et s’inquiètent peu durésultat, encore qu’on leur apprenne à quoi ilss’exposent.
Mais une grande partie de ceux qui font unusage immodéré des alcooliques ignorent toutes lesconséquences de cette dangereuse habitude.
Tant de vaines et fausses théories régnent à cesujet dans le public !
L’un tombe dans l’erreur pour avoir exagéré levrai.
Le vin, par l’excitation qu’il produit, semble aug-menter les forces ; dans une certaine mesure, il estexact de dire qu’il permet une dépense plus granded’énergie, avec moins de fatigue.
Exagérant les propriétés utiles, incontestables decette boisson, combien de personnes ne boivent quedu vin pur à leur repas ! Et cela, chaque jour, sanspenser qu’il y a là un danger, un excès, sans ytrouver grand plaisir peut-être, par théorie, si l’onveut.
Une pareille habitude n’est pourtant pas exempted’inconvénient, et il faut, sans hésiter, dire qu’elleconstitue un véritable abus.
Depuis que la loi française a autorisé l’alcoolisa-