vement, il y a perte en poids et en qualité, et si onrécolte trop tard, non seulement on expose laplante aux gelées précoces, mais encore, le produit,tout en perdant de ses propriétés aromatiques, di-minue aussi considérablement en poids.
11 est donc important de savoir reconnaître lemoment de la maturité parfaite. Voici ce que dit àce propos M. P. Joigneaux (1\ On reconnaît la ma-turité des feuilles à plusieurs signes. Schwertz nousdit qu’en tournant les feuilles contre le soleil onaperçoit au travers des taches d’un jaune huileux.Ces mêmes feuilles prennent une consistance de par-chemin, se rident et abaissent leur pointe vers laterre; enfin l’odeur des plantes devient plus péné-trante que de coutume. Ce sont là, en effet, descaractères sur lesquels on peut compter. On nouspermettra d’en ajouter un dont on ne parle pas etque les praticiens du Hainaut connaissent bien. Quandon veut s’assurer de l’état du tabac, on coupe unetige, et si, à la surface de la partie coupée, on re-marque un anneau rougeâtre, c'est un indice certainde maturité.
On a prétendu, fait encore remarquer l’auteurprécédemment cité, que dans le Nord, la rosée deseptembre est bonne pour le tabac. Voici sur ce pointla vérité : les tabacs tardifs ont plus de corps, plusd’étoffe, plus d’épaisseur et de poids par conséquent,mais ils mûrissent et sèchent difficilement en sep-tembre. D’ailleurs, il est reconnu que les tabacs ré-coltés à la fin de septembre dans ce climat ont