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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

grandes étendues, surtout dans ceux où la cultureest libre, on établit des séchoirs spéciaux dont l'ins-tallation est toujours coûteuse, c’est le cas le plushabituel dans la Virginie; en France , on se contentegénéralement d'aménager au milieu des granges, deshangars ou des greniers, des séchoirs beaucoupmoins dispendieux. En tous cas, il faut pouvoir visiterfréquemment les chapelets afin de les secouer légè-rement, et éviter ainsi les moisissures.

D’après Schwertz, les meilleurs séchoirs, et enmême temps les plus simples, sont des hangars clospar des treillages au lieu de maçonnerie et dont lestoitures sont percées, sur les deux versants, de lu-carnes qui laissent circuler l’air: en place de treillage,on peut élever ces hangars avec des planches clouéeshorizontalement, à la distance de 26 millimètres l'unede l’autre.

Les bons séchoirs doivent être autant que possibleisolés et orientés au vent d’est qui est généralementle moins chargé d’humidité.

Des ouvertures assez nombreuses, lisons-nous dansl’ouvrage de M. Hopffeld, permettront d’établir àvolonté des courants d’air. Le voisinage des rivières,marais, fumiers, etc., est à redouter, comme toutecause de mauvaise odeur et d’humidité.

Il n’est pas nécessaire que le séchoir soit trèséclairé intérieurement, le soleil ne doit pas y avoiraccès; mais il faut assez de clarté pour guider lestravailleurs ; quelques tuiles en verre placées à dis-tance sur la toiture seront suffisantes.

La meilleure toiture serait en chaume, qui a pouravantage de préserver du grand froid et de la grande