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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

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de kilogrammes, composés principalement de tabacà priser, carottes et tabac haché pour la pipe; ellesemployaient, à cet effet, des machines assez primi-tives et mues à bras d’hommes. Jusqu’en 1835, laconsommation resta à peu près stationnaire, et infé-rieure à 13.000.000 de kilogrammes par an. A partirde cette époque, elle s’éleva régulièrement chaqueannée et atteignit en 1854 le chiffre de 20.000.000 dekilogrammes. La science vint heureusement, pendantcette période, au secours de l’industrie, et l'introduc-tion des machines à vapeur, le mouvement mécaniquedonné aux machines-outils, en augmentant considé-rablement le rendement de celles-ci, permirent à larégie de suffire à la consommation sans crécer denouvelles usines. Ce fut en 1831, en effet, qu’on com-mença à doter un certain nombre d’usines de machi-nes à vapeur; en même temps, on étudiait et on trans-formait les appareils de fabrication : on créait lerâpage mécanique de la poudre, les hachoirs, le tor-réfacteur, etc.

En 1854, de nouveaux besoins qui avaient surgibrusquement modifièrent la situation. C’est vers cetteépoque qu’apparaît le petit cigare à un sou de Ton-neins; il inaugurait dans la fabrication un nouveaumode de préparation qui eut pour conséquence un dé-veloppement rapide de la consommation. Avant 1835,on fabriquait moins de 50.000.000 de cigares par an,et 1.200 ouvrières suffisaient à cette confection.Vingt ans après, en 1854, le chiffre s’élevait déjà à275.000.000, mais dans les seules années 1855 et 1856,ilfutàpeu près doublé, et atteignit presque 500.000.000de cigares par an. Or, cette fabrication ne se faisait et