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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

ne peut encore se faire aujourd’hui qu’à la main ; lepersonnel ouvrier dut donc être doublé en deux ans.Les difficultés du recrutement, la nécessité de créer denouveaux locaux, les inconvénients résultant d’unetrop grande accumulation de personnel en un point,amenèrent la fondation de nouvelles usines. Le nom-bre de celles-ci a dû suivre la marche de la consom-mation annuelle, qui s’est élevée de 11.000.000 kilo-grammes en 1811, à 20.000.000 en 18b4 et à 30.000.000en 1884; celle des cigares, en particulier, qui étaitinférieure à 30.000.000 de cigares en 1833, de275.000.000 en 1834, est arrivée à 900.000.000 en1884, de sorte, qu’au lieu de 1.200 cigarières, nousen avons en France aujourd’hui de 14 à 15.000. Cequi a contribué encore à augmenter le nombre desateliers et le personnel, c’est la multiplication desespèces et des formes de produits fabriqués, et en par-ticulier, c’est la création de diverses fabrications decigarettes, qui, malgré l’introduction des machines,emploient encore près de 1.000 ouvrières.

Les dates auxquelles les usines ont été successive-ment créées sont les suivantes :

Dieppe, 1854; Paris-Iteuilly, 183G; Chàteauroux ,1857; Nantes, 1837; Nice, 1860; Metz, 1862; Nancy ,1862; Itiom, 1869; Pantin, 1877; le Mans , 1877;Dijon, 1884; Orléans, 1886; Limoges , 1888. La ma-nufacture de Paris-Reuilly fut créée dans le but spé-cial de traiter les cigares de la Havane. C’est à ellequ’est réservée à peu près exclusivement la fa-brication de tous les cigares d’un prix supérieur à10 centimes.

La manufacture de Nice , fondée par les Italiens, a