LE TABAC.
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été conservée par la Régie française après la cession,en 1860, de la ville de Nice à la France .
En 1870, la France a perdu, avec F Alsace-Lor-raine, les deux manufactures de Metz et de Stras-bourg . Il existe donc actuellement 21 manufacturesen France , qui occupent un personnel de 20.870 pré-posés et ouvriers, dont 2.560 hommes et 18.310 fem-mes. Le capital de ces manufactures, au 31 décembre1887, s’élevait à 142.501.523 francs, dont 40.000.293représentent la valeur des immeubles et du matérielet 90.391.230 représentent la valeur des approvision-nements en matières premières, matières en cours defabrication et produits fabriqués.
Le choix des lieux de fondation des diverses ma-nufactures a été fait de manière à les répartir unifor-mément sur tout le territoire; mais il a fallu tenircompte aussi des offres de terrains de batiments, d’in-clenmités faites par les municipalités à l’État, des res-sources que présentaient les villes au point de vuedu personnel ouvrier. Enfin, la faveur d’un hautfonctionnaire n’a pas toujours été étrangère aux dé-cisions prises par le Gouvernement.
Tous ces établissements ont été créés sur les ter-rains ou dans des bâtiments cédés par des municipa-lités. La manufacture de Paris (Gros-Caillou), la plusimportante de France , est celle dont l’installation laissele plus à désirer au point de vue des locaux, elle at-tend depuis trente ans sa reconstruction. Les seulesqui soient entièrement neuves sont celles de : Mar-seille, Tonneins, Nantes, le Mans, Châteauroux ,Reuillv, Dijon, Riom, Nancy, Orléans, Limoges .
Toutes les manufactures fabriquent des cigares à