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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

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Le mouillage étant effectué, on procède au ha-chage des feuilles. Celui-ci se fait d’une manière beau-coup moins parfaite que pour le tabac à fumer, mais,par contre, l’opération est beaucoup plus expéditive.

Il suffit que le tabac soit haché cinq ou six fois plusgros, soit en rubans de un centimètre environ delarge; pour cela, le hachoir, semblable à celui précé-demment indiqué, est muni, non plus d’un seul, maisde plusieurs couteaux rangés sur la surface d’uneroue cylindrique mobile autour de son axe; sa sur-face vient frotter contre les feuilles entassées et ame-nées régulièrement par une toile sans fin. Le tabachaché tombe dans l’intérieur de la roue et descend àun étage inférieur.

Fermentation en masses. — Les diverstabacs ainsi hachés sont alors mélangés suivant lesindications de la Régie, puis on les porte dans lasalle des masses.

Une salle renferme de six à huit masses, et ondonne ce dernier nom à des tas de 40.000 à 50.000kilogr. de tabac ayant la forme d'un parallélé-pipède. Chaque masse occupe presque toute la hau-teur de la salle, dont les planches et les parois sonten bois de chêne, 50 centimètres seulement sontréservés entre le plafond et la partie supérieure desmasses. Le tabac est fortement tassé par les massiers,et, au centre, on place un tube creux en bois danslequel descend un thermomètre.

Peu après la construction d’une masse, la tempé-rature s’élève à l’intérieur, lentement d’abord, puisau bout de dix à douze semaines elle atteint 70 et"3° G., terme qui ne doit pas être dépassé.