LE TABAC.
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ceux, qui sont employés : feuilles de tabac, 2 gram-mes, que l’on fait infuser dans 200 grammes d’eaubouillante ; on filtre et on gargarise.
Ce traitement, au moins original, a été employéchez soixante diphtériques, et presque tous ont étésauvés.
Fumer, dit le lPBarré, est utile aux personnes af-fectées de catarrhe et d’asthme : toutes les pastillesde kermès et d’ipéca ne feront jamais mieux expec-torer que ne le fait un cigare.
Pour le fameux cancer dit « des fumeurs », dont lenom a été prononcé pour la première fois en 1856,Fleury de Clermont répond à Bouisson par une né-gation catégorique de l’influence du tabac. Turganfait comme lui; de Pietra-Santa ajoute que le cancerdes lèvres existe chez des femmes et des enfantsn’ayant jamais fumé.
' Dans un mémoire couronné en 1879 par la Sociétécontre l’abus du tabac, le D r Jacquemart d’Auteuilécrit :
« On a beaucoup incriminé l’usage du tabac, dansl’étiologie des affections respiratoires, mais à partl’irritation locale qu’il détermine, son rôle dans laproduction de ces maladies est loin d’être démon-tré. »
Le D' Giacomini écrit que l’action irritante du ta-bac chez les fumeurs est tellement faible qu’on pour-rait la regarder comme nulle.
Le D r Charles Gory, qui soutint en 1820, devant laFaculté de médecine de Paris, une thèse sur le tabac,à déclaré à de Jussieu, son président, et à ses juges,Duméril , Rieherand, Yauquelinet Désormeaux, avoir