CHIMIE EGIPTIENNE. 433
jamais les poursuivre (i). On voit qu’il n’y alà rieu qui ait trait à la chimie.
Quant aux passages de la Genèse, je re-marquerai d'abord que s il y a eu un teins oùl’on ait pris à la lettre ceux qui traitent ducommerce des anges avec les filles deshommes, c’est qu’alors on n’avait point d’idéebien nette de la spiritualité de ces mêmesanges; on les croyait tous corporels : et celamême passa au second concile de Nicée, où fu-rent lues sans aucun obstacle , ces paroles deJean de Thessalonique : « Il faut peindre les an-» ges parce qu’ils ont un corps ( 2 ). » Il me sem-ble que ce n’est que depuis les profondes mé-ditations de Descartes, qu'on a bien distinguél’aine d'avec le corps, les substances spiri-tuelles, d'avec celles qui sont tirées de la ma-tière (5).
A l'égard des géans, le passage que l'oncite de Flavius Joseph prouve précisémentque cet historien n’a pas cru à leur existence.« Après Adam », dit-il, « sept générations con-
(0 Œuvres morales de Plutarque , traduites parRicard, Paris , an III, t. 16 , p. 355.
( 2 ) Pingendi sunt angeli, quià corporel.
(3) Histoire critique de la Philosophie , t. x , p. l5çet 160 .