Tt> faits pou riQurs. (octobre 1789)
captivité : le carcerc duro (le Venise ; à cause de quoi, ils s'écriaient (en ma-nière de complainte) :
Voire bon roi prisonnierAu château des Tuileries .
Jusqu’à quand, braves guerriers,
Souffrirez-vous tant d'avanies?
Voulez-vous qu’à notre roil’n tas de gueux fasse la loi ?
Ils ajoutaient dans la même pièce de vers (mais en manière de défi) :
La sainte chandelle d'Arras (Robespierre ),
Le flambeau de la Provence (Mirabeau ;,
S'ils ne nous éclairent pas,
Mettent au moins le feu en France :
On ne peut pas les toucher,
Mais on espère les moucher* ** .
Suivre le roi à Paris était chose indispensable pour l'Assemblée' natio-nale; préalablement elle changea, par un décret, le nom de roi de France et de Navarre, en celui plus simple et plus rigoureusement vrai de roi desFrançais ; elle proscrivit les formules royales'de notre certaine science et pleinepuissance, et car tel est notre plaisir; mais elle conserva encore les expres-sions : Louis par la grâce de Dieu , en y ajoutant : et par la loi constitution-nelle de l'état “.Puis, elle envoya àParis une députation pour choisir un lo-cal provisoire des séances, jusqu'à ce que le Manège des Tuileries, local dé-finitif, fut digne de la recevoir.
Les envoyés choisirent la salle de l'archevêché, qui avait servi aux opé-rations électorales, et, le 19, les députés y tinrent leur première séance.Versailles devint alors de plus en plus désert; les familles riches l’aban-donnèrent; et mademoiselle Montansier , directrice de théâtre, se déclara,comme l’Assemblée, inséparable de sa majesté , et quitta Versailles . A celteépoque encore, le club breton vint aussi s’établir à Paris , et prit le titre deClub des amis de la constitution.
L’Assemblée nationale àParis ! elle allait être jugée de près; elle allait,
* I/assemblée nationale, ou la France abusée, chanson du lemps.
** Moniteur, cl Histoire de la révolution, par deux amis delà liberté.