MALADIE DU AOI.
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(février 1791 )
de leur entreprise. Une foule de journaux avaient imprimé depuis peu leCredo d'un bon Français , où l’on remarquait cette phrase à la lois humbleet menaçante : ■ Je crois en un roi.... descendu de son trône pournous.... qui étant venu au sein de la capitale par l’opération d’un général...,s’est fait homme.. . qui a permis que son pouvoir royal fût mis dans letombeau, mais qui ressuscitera bientôt, etc... ». Les dévoués serviteurs deLouis XVI avaient tenté cette conspiration, pour préparer leur maître à labrillante résurrection qu’ils lui prédisaient. Le roi ne laissait pas que del’approuver. Evidemment, il aspirait à changer sa position; nous verronsbientôt que son adhésion à ces actes de l’Assemblée nationale n’était passincère. Quelle imprudence, au reste, que la conspiration des poignards, àl’instant où Mirabeau défendait devant ses collègues les intérêts de laroyauté ! Louis XVI la comprit bien vite. Cruellement affecté par cettejournée malheureuse, il tomba malade d’un gros rhume, et dans cettecirconstance, nous trouvons un moyeu à peu près infaillible de savoirquelles sympathies existaient encore dans le public pour la personne deLouis. Marat ne croyait pas à sa maladie ; Camille Desmoulins en plaisan-tait ; les royalistes seuls avaient à ce sujet composé une chanson, dontnous extrayons le dernier couplet :
De la révolte le fanalLorsque ton peuple allume ;Tu quittes ton manteau royal,Voilà ce qui l’enrhume*.
Le roi ne larda pas à se porter mieux. Pour sa convalescence, les citoyensfurent invités par la municipalité à illuminer les façades de leurs maisons**Invités! Toute l’indifférence publique apparaît dans ce mot. La directiondes esprits s'était tournée vers d’autres idées. Une haute cour nationalevenait d’être instituée à Orléans , pour juger extraordinairement les crimesde lèse-nalion.
Le schisme religieux surtout poussait de profondes racines : les prêtres,en général, ne portèrent plus l’habit ecclésiastique hors du saint lieu ; Gobel,évêque de Lyda, assermenté, avait succédé à M. de Juigné, réfractaire, dansi archi-épiscopat de Paris . En outre, il y avait une active persécution contrele club monarchique, et force épigrammes contre l'Assemblée nationale, qui,disait-on, « ressemblait à un malade prêt é périr d’une paralysie sur le côtédroit, et de la gangrène sur le côté gauche. » Des listes apocryphes conte-naient les noms des membres de ce club contre-révolutionnaire. Beaucoup
.tournai de la cour el de la ville.
“ Journal départs, aux avig tle l'Hàtel-de-ViUe.