(septembre 1791)
VÊTE DE LA PROCLAMATION.
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tête de Méduse , et sur leur effroi présumable fut composé un pot-pourripatriotique dont voici une strophe :
Malgré le bon d'Aulicharop,
L’armée murmure.
Soldats, allons en avant,
Tentons l'aventure;
Les ennemis auront peur
Car nous avons pour sapeursDeux ca, ca, ca, ca,
Deux pu, pu, pu, pu,
Ca, ca, ca,
Pu, pu, pu,
Capucins sauvages,
Même anthropophages *.
Cette constitution, dont on parlait tant, était déjà en arrière du mouve-ment. Aussi, la fêle de la proclamation n’excita-t-elle, comme nous l’allonsvoir, qu’un faible enthousiasme.
Elle se célébra le dimanche 18 . Dès le grand matin, la foule encombraitle Champ de la Fédération, les Champs-ÉIysées et les boulevarts. A sixheures, des salves d’artillerie annoncèrent la fête. A dix heures, Bailly,accompagné du corps municipal, de gardes nationaux à pied et à cheval,d’un corps de musique et de hérauts d’armes en grand costume, sortit del’Hôtel-de-Ville, pour aller proclamer la constitution. La première halteeut lieu sur la place de Grève; la seconde, au Carrousel; la troisième,surla place Vendôme . Le cortège se dirigea ensuite vers le champ de la fédé-ration. Bailly monta sur l’autel de la patrie, et fit au peuple la quatrièmeet dernière proclamation. Les assistants applaudirent, et crièrent : vive lanation! La cérémonie se termina par un hymne de Gossec , et par unestrophe de l’opéra de Samson,
Peuple, éveille-toi, romps les fers !
Vers cinq heures du soir, l’aéronaule Garnerin fit une ascension en ballon,et répandit la proclamation imprimée, annonçant la signature de la con-stitution. U en jeta de préférence hors Paris , dans les villages qui formentla banlieue.
La nuit arrivée, les Champs-ÉIysées furent splendidement illuminés avec
• La Contrc-révoUuion, pol-pourri nalional.
T. I.
Il