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Tome premier.
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INAUGURATION DBS SÉANCES.

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(octobre 1791)

celte réflexion : Je vois bien qu’il faudra désormais faire clouer les tapis.Enfin, il y eut un portrait de Brissot , avec ces vers dessous :

Cet auteur si fameux, qui, de la comédie,

Atteignit le vrai but, fit de si beaux portraitsUn siècle avant le mien devina mon génie,

Il composa Tartufe, et rendit tous mes traits.

D’autres l’appelaient dédaigneusement le Brissotin, et prétendaientqu’il devait mettre en tête de tous ses journaux, discours et autres ouvra-ges, ce Mercure, destiné à lui servir de cachet ou de portrait symbolique.

Chabot , le capucin défroqué, était allégoriquement représenté par lesroyalistes sous la figure d’un masque. Les plaisanteries du même goûtallèrent trouver aussi des personnes bien connues, qui ne faisaient paspartie de l’assemblée législative, mais qui avaient au moins autant depuissance que les légifères. Gorsas le journaliste était pourtraiclé par unechouette, et madame la marquise de Sillery,— en guenon, donnait desleçons de jeu de la constitution à M. le comte de Beaujolais.

Les Constituants, dont aucun n’avait pu être réélu, d’après leur propredécret, se montrèrent pleins de fierté vis-à-vis des légifères; ils croyaientn’avoir rien laissé d’inachevé après eux.

Pour l’inauguration des séances, Camus, archiviste de l’assembléenationale, vint faire lecture de la constitution, — évangile politique surlequel on prêta serment de vivre libre ou de mourir. On décida immédiate-