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Tome premier.
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par I'h ssomblôe législative ; un tribunal criminel du département de Paris avaitété institué. De plus, voici un autre événement bien [dus important encore.Le 25, on essaya la guillotine sur un nommé .Lacques-Nicolas Pelletier,condamné à mort comme voleur et assassin. Sainte Guillotine, vierge, commeavait dit, en 171)l, VAlmanach des aristocrates, n'allait pas tarder beaucoup àse prostituer. C’est une époque fameuse, selon nous, que celle de l'essai d’uninstrument de mort expéditif. Quels funestes présages! 11 y avait donc biendes têtes à faire tomber? La guillotine allait-elle devenir l’égide de l’éga-lité sainte! Les piques! le bonnet rouge! la guillotine! Nous nous acheminonsvers la république, emportant avec nous tout le bagage de la terreur à venir

Examinez, au reste, ce qui se passe actuellement. Le 20 septembre 1700.un service funèbre a\ait été célébré en mémoire des soldats-citoyens deChèteauvieux; il y a dix-lmit mois de cela, et voici maintenant qu’un écrit: Idc .générale d'une fête civique pour la réception des soldats suisses de C liât mur icu.rest répandu dans le public, et qu’on prépare en effet une solennité, en l’hon-neur des braves soldats de Châteauvieux de ceux qui ont été traités de bri-gands en 1700*. L’Assemblée législative les amnistie de leur peine; ils arri-vent à Paris,sont admis à la barre delà représentation nationale, et obtiennentles honneurs de la séance, — après avoir été glorifiés par un panégyrique deCollotd’Herbois, leur défenseur officieux, qui fait là son premier coup d’é-clat politique. Ils se rendent ensuite aux jacobins de la rue Saint-Honoré, oùon les invite à un dîner magnifique; le soir, ils vont à la société des Amis dela constitution , et immédiatement après à la Commune. C’est pour eux untriomphe. Le peuple veut les honorer plus dignement encore, et fixe au15 avril une fête dite de la liberté, destinée à immortaliser leur action.

Le 15 était un dimanche, jour choisi exprès pour que la fête fut célébréetout à fait par le peuple et pour le peuple. Vers dix heures du matin le cor-tège se forma, partit de la barrière du Trône, descendit la rue du faubourgSaint-Antoine, et stationna, un peu confusément, sur la place de la Pastille,en partie déblayée. Les soldats de Châteauvieux se rangèrent au milieu de laplace : et alors une musique animée peignit de son mieux ce qui était, disait-on, la première victoire du peuple, l’allov, — toujours indispensable dansles grandes solennités, — se tenait à côté des braves de Nanci, et précédaitun groupe d’hommes portant quatre pierres tirées des ruines de la défunteIlaslille.

En reprenant sa route le long des boulevards, pour arriver au Champ de laFédération, le cortège se trouva disposé avec ordre et avec le cérémonialsuivant :

Des citoyens et des citoyennes ouvraient la marche, sur huit de front,portant la déclaration des droits, gravée sur des tables monumentales. Ils

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