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Tome premier.
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IiCCE HOMO.

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Juillet 1792.

Le roi dénonça à la France entière, par une proclamation, l’outrage qui luiavait été fait. Le Faubourg de Gloire y répondit par une pétition affichée, quidénonçait à l'assemblée législative : « l : n roi indigne d’occuper plus longtempsle trône. » l)e tous les points du royaume, les députés reçurent des adressescontradictoires. Toutefois, le plus généralement, l’avis du Faubourg de Gloireétait adopté. Lafayette, cédant à un mouvement d’indignation, quitta sonarmée, se présenta à la barre, et demanda avec instance la fermeture du clubdes Jacobins . Pour tonte réponse,.son effigie fut brûlée au Palais-Roval. Dixjours après, ce général faisait soumettre et proposer un projet de fuite àLouis XVI , qui le refusa. Lafayette dut s’éloigner et regagner son armée,mécontent de la situation des affaires politiques , et des refus qu’il avaitéprouvés de la part de la cour. On comprend pourquoi Louis ne voulait pasfuir. Il avait d’abord le souvenir de Varennes présent à sa pensée ; et ensuite,selon l’opinion de Marie-Antoinette , il s’agissait là seulement de sauver le roi,mais non la royauté. Mesure incomplète, qui ne valait pas qu’on risquât lesdangers d’une fuite.

A peine le départ du général Lafayette était-il connu, que des citoyens de lasection de la Croix-Rouge déclamaient à la barre contre sa dictature ; que ceuxde la section de Grenelle voulaient absolument tirer vengeance des actes dunouveau Cromwell ; que ceux de Bonne-Nouvelle demandaient le licencie-ment de toute la garde nationale, qu’ils regardaient comme un corps de réservearistocratique; que les citoyens de Paris , enfin, réclamaient la punition del’audacieux général, et que ceux de Saint-Denis, entièrement dévoués à l’as-semblée législative, s’indignaient contre la voix dictatoriale qui avait frajgicses voûtes sacrées'. Là-dessus, des caricatures et des épigrammes: elles annon-çaient : « Que le général Lafayette, soutenu par les bâtons des maréchauxLuckner et Roehambeau, prenait la lune avec les dents. » Et on chantait sutl’air de Poullatier :

Tu sertis pendu, fameux général.N’en demande pas davantage.

Il n’v avait plus, en vérité, qu a désespérer du sort de la monarchie.Louis XVI se mit à lire, à relire, à méditer chaque jour l’histoire de Charles 1 er .On craignit pour les jours du roi, auquel on confectionna un plastron". Lejardin des Tuileries fut fermé. Les hommes du 20 juin l’avaient traité, cepauvre prince, comme un ecce homo, et ensuite, leurs partisans prétendaient,quelques jours après l’événement, que Louis XVI n’était pas encore de bonnefoi, que c’était le roi Janus, ou l’homme à deux visages'", disant d’une part

Extrait presque textuellement de Li Chronique de cinquante jour*, par Rœdeivr.* * Mémoires tic madame Campan.

*** Cartons de la NiMioflièque royale.