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Tome premier.
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U’.ONIK DK I.A MONARCHIE.

Juillet 1792.)

aux amis de la liberté : '< Je soutiendrai la constitution. » Et d’autre part auclergé : « Je détruirai la constitution. » 11 parut une foule de portraits du roi,avec le bonnet rouge sur la tète, le texte placé au bas de l’un d’entre euxprouve combien cette condescendance royale semblait peu franche. Non--lisons : « Louis XVI avait mis le bonnet rouge, il avait crié vive la nation ! ilavait bu à la santé des sans-culottes, il avait affecté le plus grand calme, ilavait dit hautement qu'il ne craindrait jamais, que jamais il n’aurait à craindreau milieu du peuple ; enfin, il «avait semblé prendre une part personnelle àl’insurrection du 20 juin. Eh bien ! ce même Louis XVI a bravement attenduque ses concitoyens fussent rentrés dans leurs foyers pour leur faire uneguerre occulte et exercer sa vengeance'. » Une autre gravure disait : « Aris-tocrates, soyez tranquilles sur la santé du traître Louis XVI , il boit commeun templier en attendant...» On l’accusait de faire banqueroute à Unis les partis.Des caricaturistes «avaient représenté la grande colère de Capet l’aîné, ou, quicasse les verres les paie "*. Ou bien, le peuple était censé faire cette oraison àsaint Veto, martyr, patron des émigrants et des réfractaires .

ORAISON .

« Grand saint, voyez à vos pieds le clergé, la noblesse et la magistrature duroyaume de France implorer voire sainte protection. Us espèrent, par votreheureuse intercession, être bientôt délivrés des horreurs qu’ils endurent depuisle li juillet 1789 (jour à jamais exécré), horreurs qu’ils ont souffertes en si-lence... persuadés qu’ils sont, d grand saint, qu’un jour, peu éloigné sans doute,vous daignerez paraître environné de toute la gloire céleste, pour leur rendredes privilèges et des biens, dont ils ont toujours fait le plus noble usage... enmême temps que vous ferez rentrer les factieux, qui les ont humiliés, dans lafange pour y croupir jusqu’à la lin des siècles ( ainsi soit-ill..) »

Plusieurs ne disaient plus en parlant du roi, que Louis le faux, Louis le der-nier, qui, une girouette sur la tète, tournait à tous les vents.

On sent, dans un tel état de choses, que, poursuivi ainsi par les sarcasmeset par les insultes de la foule, Louis XVI devait être de plus en plus irrésolu,selon son caractère, sur le parti qu’il avait à prendre. Quelques démarches,cependant, furent faites auprès des contre-révolutionnaires, et la cour comptasur les succès croissants des émigrés, d’après la manière dont avaient tournénos premières opérations militaires.

Mais, si le roi ne reconnaît plus de peuple, le peuple, à son tour, ne re-connaît plus de roi.

Texte d’une gravure communiquée a l’.uucur pur M. le MirquU de P.iKtorci.•• Ibid.