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IjA PATKIE EN DANGER.
.Juillet 1792.)
quables par la violence de leurs idées. Ils demandaient entre autres chosesqu’on suspendit le pouvoir exécutif dans la personne de Louis Xâ I, et qu’onaccusât Lafayette. Le roi même reçut cette adresse : « Roi des Français, lis etrelis la lettre de Roland; elle contient tes devoirs et nos droits... Nous défen-drons la liberté que nous avons conquise... nous résisterons à l’oppression—nous punirons tous les traîtres*. »
Dans les lieux publics, chaque jour s’élevaient des rixes : on se battait àcoups de bâton pour la nation ou pour le roi.
L’assemblée n’écouta pas les vœux des volontaires contre la royauté; seu-lement, elle voulut mettre à profit leur ardeur belliqueuse; elle s’occupa très-activement de la guerre et de l’administration. L’effectif de l’armée de terrefut porté à quatre cent mille hommes; la garde nationale fut mobilisée enpartie, avec ou sans l’uniforme, mais néanmoins recevant la solde des volontai-res, et étant assujettie à la plus sévère discipline.LaFrar.ee entièie s’arma depiques et de fusils. L’administration s’efforça aussi de venir en aide à la guerre.On établit le maximum de la contribution foncière, pour 1792,au cinquièmedu revenu net, et on décréta que les palais épiscopaux feraient partie des do-maines de l’Étai.
Le roi avait proclamé en personne les dangers de la patrie; le peuple n’yfit pas attention, et ne s’occupa que de la proclamation qui devait en être faitepar la municipalité. — Chaque événement prouve qu’en réalité il n’y avaitplus de puissance royale.
Donc, le dimanche 22, les officiers municipaux firent proclamer sur toutesles places publiques que la patrie était en danger. Le conseil-général de lacommune s’assembla à sept heures du matin ; les six légions de la garde na-tionale étaient réunies par détachements sur la place de Grève. Le canon duPont-Neuf tira trois coups à six heures du matin , pour annoncer la proclama-tion. A huit heures les cortèges se mirent en route. Us se composaient dedétachements de cavalerie, avec trompettes, de détachements de la gardenationale. Suivaient six pièces de canon, des trompettes, et de nombreux corpsde musique. Ouatre huissiers de la municipalité à cheval portaient chacun uneenseigne à laquelle était suspendue une chaîne de couronnes civiques. Onlisait en haut ces inscriptions : Liberté, égalité, constitution , patrie; et au-dessous, ces deux mots : Publicité, responsabilité. Douze officiers municipauxavec leur écharpe, des notables et un membre du conseil-général à cheval,faisaient partie du cortège. Un garde national à cheval portait une grandebannière tricolore, sur laquelle se lisait en grosses lettres la phrase officielle :« Citoyens , la patrie est en danger. » Six pièces de canon, un deuxièmedétachement de garde nationale, un deuxième détachement de cavalerie,