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Tome premier.
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'Juillet 1792.)

LES VOLOSTAIRKS.

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fermaient la marche, pendant laquelle la musique exécuta des airs majestueuxet sévères

Huit amphithéâtres avaient été dressés dans Paris , sur la place Royale, auparvis Notre-Dame, sur la place Dauphine, à l'Estrapade, sur la place Mau-hert, sur celles du Théâtre-Français, du Théâtre-Italien et du carré Saint-Martin. Sur le devant de chaque amphithéâtre était une table posée sur deuxcaisses de tambour, en manière de bureau. Trois officiers municipaux et sixnotaires recevaient les enrôlements. Sur les côtés flottaient des drapeaux, etdevant, à quelque distance, des volontaires formaient un cercle renfermantdeux pièces de canon et delà musique. A mesure que les citoyens s’étaientfait inscrire, ils se plaçaient dans le cerclejusquà la fin delà cérémonie. En-fin chacun d'eux se rendit dans les différents postes qui leur étaient assignés".

Les enrôlements durèrent huit jours; les Parisiens firent des collectes poursubvenir aux frais de route des volontaires. Les gardes nationaux leur cédè-rent leurs uniformes. Ce fut un enthousiasme indicible qui saisit les coeurs àcemoment-Ià : il parait que certains hommes sollicitaient des inscriptions surle rôle de l’armée

Les volontaires portèrent avec eux aux armées une sorte d’indisciplinechronique, mais aussi une énergie et un entêtement patriotiques, si l’on peutdire ainsi, qui avaient été jusqu’alors inconnus à nos soldats. Leschefs y par-lèrent aussitôt le langage révolutionnaire. Sous les drapeaux marcha la pro-pagande. Déjà le général Kellermann a fait placer le bonnet de la liberté aucentre de son armée; c’est le plus ancien sous-officier qui le porte, ou bien ce-lui d’entre les soldats qui, par son courage, a mérité une récompense"”. Nostroupes savent bien qu’elles défendent un principe, et elles n’appellent plusles ennemis que valetsdes tyrans, que soldats de l'esclavage, qmldches satellitesdes rois. Postés sur les frontières, les bataillons de volontaires s’occupaienttoujours de la politique, et des clubs, et des troubles intérieurs. Aussi les clubsse sentaient soutenus et osaient beaucoup; et les troubles devenaient si fré-quents, qu’il y avait lieu de craindre pour l'avenir de la France . Jamais lespartis n’avaient poussé plus loin l’exaspération : ils laissaient derrière euxle 20 juin. Vainement les quarante-huit sections de Paris voulurent rester enpermanence; on pressentait, à des rixes dans les rues, à des placards cou-vrant les murs, à des conciliabides tenus dans un grand nombre de maisons,on pressentait que les faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau allaient denouveau s’ébranler.

L’assemblée concessionna au lieu de se roidir. A dater du 2o, elle accorda

battrait de la proclamation telle qu'elle a etc affichée tl.uis Paris .

*’ hxtrait de la proclamation telle qu’elle a été affichée.

*” Nous puisons ce fait dans Vliistaire parlementaire de Bûchez et Koux.**** Ordre du jour de Kellermann, du 16 juillet