\Août 1792.)
PRÉTEXTE d’iXSURRKCTIOX.
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CHAPITRE XV.
Devise «le la section de Mauconseil. — Coblentx el le camp fies Autrichiens. — Acquittement de La-Fayette. — Portrait des chevaliers du poignard. — 10 Août; la veille; la nuitdu 9 au 10; le malin«lu 10 , la mort de Mandat; attaque et prise du château; le roi a l’assemblée; suspension prononcéede Louis XVI ; on convoque une convention nationale. — Conseil exécutif. — Suites du 10 août. —Avènement du règne de l’égalité. — Un mot sur l’assemblée législative. — Le dégel de la nation.
Depuis plusieurs jours, Paris n’était pas tranquille. Du 3 au 8 août, desrassemblements avaient paru, et les clubs divers s’agitaient encore plus quede coutume. 11 manquait cependant un prétexte à l’insurrection, qui avaitpour centres de ralliement le club des Cordeliers, celui des jacobins, et la sec-tion des Quinze-Vingts, dans le faubourg de Gloire , — dont les membres nele cédaient en rien en violence aux clubistes les plus acharnés. La section deMauconseil avait pris pour devise ces deux vers :
Le devoir le plus saint, la loi la plus chérie,(^est oublier la loi pour servir la patrie.
« On a vu, le 9 au soir, un homme parcourant la terrasse des Feuillants, auxTuileries , avec un étendard chargé de cette légende : « Louis. demain le irânesera renversé ; demain nous serons libres * ** .» Dans tout Paris , les groupes ras-semblés sur les places publiques disaient que le lendemain les patriotes mar-cheraient sur Coblentz , et attaqueraient vivement le camp des Autri-chiens
Une des causes de la rumeur populaire était le décret d’acquittement du