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Tome premier.
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os s’arme aux tuileries.

(Août 1792.)

scélérat Lafayette, rendu le 8 août, à une assez grande majorité. Les tribunesl’avaient reçu avec des huées et des trépignements de rage. Quelques députésfurent assaillis et menacés do la lanterne. Le 9, on avait affiché l’appelnominal de la veille; les impartiaux tremblants s’effacèrent devant les ja-

cobins ; les députés outragés n'obtinrent pas vengeance de l’assemblée.

L’acquittement de Lafayette était donc venu à propos pour prétexter l’in-surrection prête à éclater. A minuit, le tocsin donna le signal, et aussitôt toutParis fut en armes, et la cour en émoi.

Le château des Tuileries avait des moyens de défense. Douze centsSuisses étaient venus en renforcer la garnison. De plus, plusieurs jeunes gensde la garde du roi avaient revêtu le même uniforme ; et six cents personnesdévouées à Louis XVI , gardaient les appartements. Après le combat, cesont ces défenseurs particuliers de Louis XVI , que le peuple appela del’ancienne dénomination de chevaliers (lu poignard, et qu’il poursuivit avec leplus d’acharnement. On les a, plus tard, peints de la sorte.

9 ?

Coite estampe représente lesi^ne de ralliement des c/i evaliers du poignard , dans la journée du 10 août

17 ja aux Tuileries . Klle a été gravée sur un modèle ensanglanté trouvé sur le nommé de Villers, ITm desrlievaliers du poignard, tué dans cette journée*.»

Avec ces courtisans armés, des hommes de naissance obscure se promet-taient aussi de combattre. Mais, soit par crainte de faire naître des soupçons,

* Inutile de dire que cette gravure est une exagération populaire, une liclion. Nous ne l’avons vueItuc dans la collection de M. Latcrradc.