(Aimée 1792,)
IMSTINCTIOMS l*A I KlO l'IQUES.
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allégorique, et lie dément en rien l’imagination révolutionnaire de notrehomme *.
Dès l’année 1792, dans les rangs des patriotes se glissèrent des intrigantset des ambitieux, ceux que l’on a dit avoir été payés par l’étranger, ceux quel’on rencontre à chaque pas dans l’histoire de la révolution pour en souillerles plus beaux événements. L’inclémence et l’intolérance, en fait de senti-ments politiques, étaient surtout à l’ordre du jour parmi les membres de lacommune, de la convention nationale , et des clubs. Ce n’étaient que dénon-ciations, ou plutôt dénonces, selon le terme le plus usité. « Jedénonce M. Rœ-dercr, pour avoir dîné chez M. de Jaucourt», dit un jour un jacobin, au club.Les visites domiciliaires, les accusations contre les suspects, prouvent mieuxencore combien l'inquisition politique prenait racine en France . Il avait paru,dans le courant de l’année , une médaille ayant pour devise ces mots: Paixaux chaumières. Il est probable qu’il y en eut une aussi déclarant la guerreaux châteaux.
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C’est ainsi qu’en septembre 1792, l’assemblée législative décréta des me-sures de tranquillité publique, qu’elle força les citoyens domiciliés à Paris ,depuis plus de huit jours, à se faire enregistrer sous les vingt-quatre heures,à la section de leur domicile ; qu’elle leur ordonna de déclarer le lieu de leurhabitation ordinaire, l’époque de leur arrivée à Paris , leurs divers change-ments de domicile et leurs occupations journalières. Il devait ôlre délivré àchaque citoyen un extrait de cet enregistrement, sur une carte signée du pré-sident et des secrétaires de la section, laquelle carte pouvait être requise partous les officiers municipaux. Seulement, au cas où un citoyen n’en aurait pasété porteur, il aurait pu se faire réclamer par la section ; faute de quoi il au-rait été passible d’un emprisonnement de trois mois **.
Les croix de Saint-Louis avaient été supprimées par un décret du 15 oc-tobre, mais on n'en voyait pas pour cela, dans la rue, moins d'hommes déco-rés. Chaque société politique voulait avoir ses signes de distinction, et soncertificat de bon patriote et d'homme révolutionnaire. Kt ce besoin de modifica-tion, raisonnée ou non, dans les mots ou dans les choses, paraissait si indis-pensable, que la garde nationale , divisée ainsi que nous l'avons dit plus haut,en quarante-huit sections, changeait son nom en celui de sections arméesPartout des monuments attestaient le triomphe de la république. Ici, de pe-tits médaillons, pendus au cou, rappelaient son avènement; là, des dessus dotabatière figuraient le despotisme renversé. L’attention se portait môme surla manière dont les gens s’habillaient. Aussitôt après l’arrivée des Marseil-lais, lemotdemuscfldi'ns l'utressuscité pour ceux qui se couvraient delinge blancet propre, et qui, en comparaison des sans-culottes, passaient nécessairement
Cabiuel du M. M.uiriti,
IVu de journaux publièrent ce décret qui revient de droit à l'assemblée législative.
Histoire de la garde nationale, par Ch. Comte.