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Tome premier.
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DEPARTEMENTS ET VENDEE .

Février 171)3.)

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le métal des cloclies. «Allons, dit le conventionnel Isnard, que tous les vraisrépublicains s’arment pour la patrie! que le fer et l'airain se changent enfoudre de guerre, et nos forêts en vaisseaux! que la France , comme on l’adit, ne soit qu’un camp, et la nation, une armée* ! »

C’est qu’il va s’ensuivre, en Europe , une conflagration générale, c’est qu’ilfaut agir en désespérés, c’est que l’Angleterre a jeté l’embargo sur tous lesbâtiments français, et que l’impératrice de Russie a déclaré suspendu, le traitéde commerce conclu avec elle en 1787; c’est qu’une coalition bien ordonnéeet menaçante, s’est formée contre la révolution de France , et que par rangde zèle pour le principe monarchique, la Prusse, l’Autriche, l’empire d’Alle-magne, l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal , la Hollande, les Étals du pape,Naples, la Sicile et la Sardaigne, veulent prendre les Français dans leursréseaux.

Il faut ici de l’énergie. Les montagnards sont prêts, eux qui savent arriverau but sans se détourner, ni reculer. Comme tout le monde pense aux chosesde la guerre, eux s’accommodent des affaires intérieures. Ils font élire Pa-clie, maire de Paris”. Le pain et les vivres étaient fort chers à Paris; .Marat ,dans sa feuille, ne reculait pas devant le pillage de quelques magasins, à laparle desquels an pendrait, disait-il, les accapareurs. Et le lendemain, les bou-langers et les épiciers furent attaqués par une foule furieuse. Un épicier dela rue Saint-Jacques, s’arma d’un couteau pour défendre sa propriété, et auraitété assassiné, si sa femme et ses enfants accourus à ce moment, n’avaientdésarmé la rage des pillards Un autre, île Saint-Louis, distribua gratis samarchandise, une livre à chaque personne : les chalands se plaignirent en-core. de n’avoir pas le poids ***. Les départements n’étaient pas moins troublésque Paris . Depuis le supplice de Louis, à peine s’était-il passé un jour , sansque la convention reçût un grand nombre d'adhésions à son arrêt "** .Néan-moins, les départements de l’Ouest, s’obstinaient de plus en plus contre lesinnovations et les ordres du régime républicain. Us avaient refusé d’obéiraux réquisitions décrétées. Cathelincau, Stofllet, Charrette, Laroche Jacque-lin, Bonchamps, Talmon et d’Elbéc s’étaient mis à la tète des chouans. LesAnglais promettaient des secours aux révoltés, et étaient sur le point de dé-barquer à Flessingues. Les brigands. —tel était leur nom pour les amis dela république,—avaient remporté déjà quelques avantages, peu considéra-bles il est vrai, mais cependant propres à les encourager. Ils avaient commisdes cruautés par représailles. « Le nommé Sauveur, receveur à la Roche-Bernard ‘Morbihan ), ayant refusé de livrer sa caisse aux chouans qui s’étaient

* Adresse de la convention nation île aux Français , rédigée par Isnanli3 février.

*“ llci’olntions de. l'avii.

iatviuir français , n. mccxvmi