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(Février 1793.,
emparés de la ville, et de crier vive le roi! fut attaché à un arbre, et fusillé'par ces mogstres. Ses dernières paroles furent : Vive la nation *. »
La Vendée était donc en pleine contre-révolution. A Lyon , des réclamationss’étaient élevées. Un placard avait été trouvé un jour sur l’arbre de la libertédes Terreaux. On y lisait : « Le crime est donc consommé, et lecmitcau meur-trier a tombé sur la tête de notre roi ! voilà donc comme on récompense lesmonarques qui veulent rendre leurs peuples libres! Français ! vous qui don-niez jadis l'exemple de la fidélité, de l’équité et de rbumanilé, que sont de-venus ces titres? je déclare à la face des hommes, que Louis XVI est mortinnocent, que tous ceux qui l’ont condamné au supplice, ont porté un juge-ment inique; etc., etc.” » Le placard fut détaché et porté à la municipalité.11 en résulta des visites domiciliaires suivies d’arrestations, et le conseil gé-néral resta en permanence.”" Déplus, les deux sociétés populaires existantesdans cette ville, le club central, d’opinion jacobine, et le club de la grande-côte, d’opinion girondine, se séparèrent à tout jamais. A Montbrison , les roya-listes voulurent incendier les maisons de deux conventionnels régicides. Dansla province entière, courut un libelle intitulé : Un vertueux Français à laconvention nationale, à la louange de de Paris. Les troubles de Lyon inquiétè-rent alors la convention, qui décréta que trois commissaires partiraient pourLyon dans le jour, à l’effet d’y rétablir l'ordre, et que le conseil exécutifmettrait à leur disposition des forces suffisantes