ACCUSATION CONTRE MAU AT.
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Avril 1793.
île liiniiles approbateurs, l.a montagne, unité compacte dans l'assemblée, pou-vait, au contraire, compter sur l’appui énergique d’une foule de peuple, quiportait à la boutonnière la décoration en cuivre, par laquelle on reconnais-sait les chauds défenseurs des principes montagnards. *
Or, l’avant-veille de la pétition des sections de Paris , contre les vingt-deux,les girondins, aidés de la plaine, étaient parvenus à faire encore une fois dé-créter d’accusation Marat qui, parlant en président des jacobins, avait envoyéaux départements une adresse où il demandait la destruction d’une partie dela convention, et où il invoquait '< le tonnerre des pétitions et des accusationscontre les traîtres et les délégués infidèles, qui avaient voulu sauver le tyran,en votant l’appel au peuple ou la réclusion. » La convention adopta le projetsuivant de décret, proposé par le comité de législation ■. « La conventionaccuse Marat , l’un de ses membres, devant le tribunal criminel extraordinaire,comme prévenu d’avoir provoqué, 1° le pillage et le meurtre ; 2 a un pouvoirattentatoire contre la souveraineté du peuple ; 3’ l’avilissement et la dissolu-tion de la convention : ordonne qu’il sera traduit devant ce tribunal pour yêtre jugé conformément à la loi.*'» Marat se cacha, et continua à publier sonjournal ; pendant le temps que l’accusation pesa sur sa tête, les clubs, les sec-tions, la commune prirent sa défense par tous les moyens qu’ils avaient enleur pouvoir. Outre la démarche de Pache, il y eut des attroupements dansParis . Le bruit banal de famine courut parmi le peuple, et les boutiques desboulangers furent assiégées.
Que faire alors? la convention nationale et la commune ne virent qu’unmoyen de remédier au mal, c’était de fixer le maximum du prix des grains etdes farines.
* Collection de M. Maurin.
votons. — Tour le décret, n ■ —contre, <)*; — /jft sc fermèrent