t Août 1793.)
MARCHE LE LA REVOLUTION.
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CHAPITRE XXI.
t’ne carmagnole de Barrère. — L'ennemi du genre humain. — Pièces de théâtre jouées aux frais de larépublique. — Fête de l'unité et de l'indivisibilité .— Le fédéralisme terrassé. — Création de l'armée
révolutionnaire, et loi des suspects. — Jugement de la veuve Capet. — Impromptu sur sa mort. _
Écoutez Barrère, il va vous faire connaître la marche qu’a faite la révolu-tion depuis une année, dans la Carmagnole a), prononcée le 1 er août 1793,à la convention, a Le 10 août, le canon ouvrit la route. Le 21 septembre,marqua sa naissance et sa destinée par la proclamation de la République .Le 21 janvier 1793, la république, proclamée, s’affermit par la mort dutyran. Le 2 juin l’horizon politique, surchargé des vapeurs du fédéralisme etde l’anarchie royale, s’éclaircit ; la foudre populaire frappa quelques têtesorgueilleuses, et paralysa des mains intrigantes. Le 23 juin, la républiquefut constituée , et les espérances du peuple s’attachèrent à l’arche sainte del’alliance des départements et de la fraternité des Français à la consti-tution (6). »
Barrère prenait rang parmi les plus actifs montagnards. L’Angleterre se fai-sait l’implacable ennemie de la France , ilia dénonça. Sept jours plus tard, laconvention déclara Pitt, ministre anglais , ennemi du genre humain (c). C’estalors, qu’immolant tout aux nécessités de la guerre elle déclara que toutes lesacadémies, toutes les sociétés scientifiques ou littér aires, patentées ou dotéespar la nation, seraient supprimées. Elle traduisit Marie-Antoinette deA'antle tribunal révolutionnaire, et annonça que le 10 août prochain les tombeaux
(a) On donnait ce nom aux discours ou aux rapports de Barrère, parce qu’il les faisait flamboyants.(A) Extrait du rapport de Barrère au nom du comité de salut public.
(c) Mirabeau l’avait autrefois appelé le ministre des préparatifs .