(Octobre 171)5.) journée du 13 vendémiaire.
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dorcet, des Camille Desmoulin, avant de marcher contre ceux qui dis|xi-taientde puissance avec la Convention » [a), la fête fut continuée.
L’Institut de musique exécuta un chant funèbre, qui sembla produire surles députés et sur les spectateurs une profonde impression (b).
Les électeurs des sections de Paris devaient se réunir le 3 dans la salle duThéâtre-Français (Odéon . Ils y parvinrent, mais se retirèrent bientôt devantles troupes des comités. Cependant, les sections Lepelletier. de la Butte-des-Moulins, du Contrat-Social, du Théâtre-Français, du Luxembourg , Poisson-nière , Brutus, du Temple et quelques autres s’étaient déclarées en rébellioncontre la convention. Le 4, la générale battit et appela l’insurrection au nomdes assemblées primaires. Une commission centrale s’organisa dans la sectionLepelletier. Les dépôts des chevaux du gouvernement tombèrent au pouvoirdes insurgés, qui interceptèrent des envois d'armes et des subsistances poul-ies troupes (e). 1
La convention comprenait que ces troubles étaient dus aux menées desroyalistes. Elle rédigea le soir une proclamation affichée dans Paris , et finis-sant par ces mots : « Non, citoyens, dussions-nous périr sous le fer des assas-sins ou des bourreaux, jamais nous n’invoquerons le crime pour fonder lerègne de la vertu ; jamais la convention nationale ne tendra la main au ter-rorisme; elle l’a détruit pour toujours. Ce n’est qu’une alfreuse calomniepour diviser les citoyens. Les méchants vous ont trompés si souvent ! Quellefoi devez- vous à leurs discours ? Ne les croyez jamais que lorsqu’ils dirontque nous organisons la république au prix de tout notre sang. »
La convention ! accusée de terrorisme! c’était une mauvaise chicane. Elleavait aboli, au contraire, les moindres vestiges du régime décemviral. Ellen’avait seulement plus de principe fixe, et n’avait pu rien faire de mieux quede se dissoudre.
Les troupes de la convention se dirigèrent d’abord sur la section Lepelle-tier. Plusieurs généraux s’étaient montrés incapables. Barras, muni de pleinspouvoirs, s’adjoignit son protégé le jeune Bonaparte ; et la victoire parutaussitôt devoir appartenir aux conventionnels. Des combats furent livrésdans la rue Saint-Honoré, dans la rue de la Convention. Les insurgés furentrepoussés sur tous les points.
Voyons les suites de cette journée du 13 vendémiaire.
Lesvainqueurs usèrentde générosité. Le tribunal criminel, jugeant les révol-tés, les acquitta « parce qu’il n’v avait pas eu de révolte au 13 vendémiaire.» Lecomte de Castellane, condamné à mort par contumace , allait en public. Ben-